LES RECITS DES MENBRES


Certains membres aiment chevaucher leur fidèle destrier pour parcourir de longues distances à travers la France ou l’Europe. Voici leurs aventures racontées par eux-mêmes.

L’Ardéchoise 2024 par Etienne

J’ai participé la semaine dernière à l’Ardéchoise pendant 4 jours. Voici un rapide aperçu qui pourra peut-être vous encourager à faire de même les années prochaines.

Tout d’abord, j’ai découvert cette cyclo gràce à notre compagnon de route (que nous ne voyons pas assez souvent) Pierre Dick. C’était en 2016 et nous avions choisi une formule sur 3 jours.

A peine arrivé à Saint Félicien au bout de ces 3 jours, j’avais regretté de ne pas avoir choisi une formule plus longue, tellement mon bonheur d’avoir roulé en Ardèche était grand. En 2018, Pierre et moi repartions pour 4 jours sur le trajet “Méridionale Montagne Ardéchoise” au départ et à l’arrivée de Saint Félicien en passant par les Vans et Saint Eulalie. Depuis 2018, je suis retourné 2 fois en Ardèche et découvert 2 autres trajets : “Gorges – Montagne Ardéchoise – Lignon” en 2022 et “Méridionale – Montagne Ardéchoise – Lignon” cette année.

Cette année, les étapes ont été les suivantes :

– Saint Félicien-Privas soit 164 km et 2805 m de dénivellé

– Privas-Les Vans soit 155 km et 2164 m

– Les Vans-Le lac d’Issarles soit 141 km et 3307 m

– Le lac d’Issarlès-Saint Félicien soit 164 km et 2499 m

Pendant la 3ème étape dans la plus longue montée (40 km), j’ai fait un bout de chemin jusqu’au col de Teste Rouge avec Michel. D’où revenait-il ? Où allait-il ?

Pourquoi un tel engouement pour cette cyclo ?

Les raisons sont multiples :

La région tout d’abord, est diverses par ses reliefs, ses paysages et sa végétations, sa météo aussi (sic !).

Les dénivellés sont certes significatifs, mais les pentes dépassent rarement 6% et 6-7 kms. Montées et descentes sont succèdent sans cesse dans la fraicheur des forêts ou plus rarement (2ème étape particulièrement) dans la chaleur (pas vraiment excèssive cette année) entouré des vignes et des cerisiers. L’ennui dans de longues lignes droites n’existe pas et les pelotons rares. On  souffle seul dans les cols, mais on peut au moins apprécier l’ambiance et réver sans crainte. C’est d’autant plus vrai que l’état des routes est lui aussi irréprochable, sans commune mesure avec celui en Chevreuse et bien ailleurs. Un bitume roulant sans un nid de poule.

Les paysages peuvent aussi être très différents. Les forêts évidemment (Google m’apprend qu’elles recouvrent plus de 50% du département), mais pas seulement. Les genêts étaient partout magnifiques cette année. L’Ardèche n’a pas à envier la Bretagne et ses hortensias. Rouler dans les vignes en bordures du département du Gard est tout aussi agréable. Je n’oublie pas quelques routes pastorales au milieu des paturage et des moutons.

La météo est également changeante. N’oubliez pas votre crème solaire les 2 premiers jours. Mais, n’oubliez surtout pas votre maillot à manches longues et votre imperméable le 3ème jour à proximité des sources de la Loire. Pierre se rappelle à coup sur de notre passage en 2018 aux Estables sous une pluie battante et un vent violent. Les températures étaient fraiches et le temps maussades cette année encore et j’ai passé une grande partie de la journée à mettre et enlever mon imperméable.

L’accueil dans tous les villages est exceptionnel. Pendant les 3 premiers jours, pas un village où nous ne pouvons pas déguster caillettes, saucissons, fromages et gateaux maison, cidre, jus d’abricot ou Merlot. Impossible de refuser dans cette ambiance festive, accueillis par les enfants et des retraités parfois ex franciliens. Après les 3 premiers jours dans la “pampa”, le choc est rude le samedi lorsque nous rejoignons la cyclosportive et ses milliers de participants. Terminées les discussions avec les habitants. Bonjour les barres céréale et les files d’attente pour un verre de coca. Ce n’est pas la cyclosportive en elle-même qui est en cause, plutôt le contraste avec la ballade des jours précédents.

Enfin l’organisation est unique et sans tâche, le prix tout à fait acceptable pour les prestations (390€ pour 4 jours). A l’inscription, quelques clics suffisent pour choisir sa formule et son parcours. Quelques jours plus tard, des hébergements sont proposés. Ce sont des campings, des gîtes ou des hotels où la 1/2 pensions est assurée. Au départ, il suffit de déposer ses bagages que nous retrouvons par la suite chaque soir et à l’arrivée.

Inutile de vous dire que je retournerai faire l’Ardéchoise dans les prochaines années.

Quelques photos pour illustrer mon Ardéchoise en 2024…