Weekend flahute des meudonnais (2/2)

Grand Prix E3 Johan Museeuw Cyclo – dimanche 31 mars 2019

Le dimanche matin à 7h45, nous avons pris le départ du Grand Prix E3 à Harelbeke

2000 cyclistes étaient présents sur cette épreuve.

Gilles, Yves et moi sur le grand parcours de 149 km et 1800 mètres de dénivelé.

Alan, Bernard, Christian et Jérôme sur le parcours de 119 km

Nicole et Jean-Jacques sur le parcours de 78 km

Souffrant d’une blessure mal placée, Bruno n’a malheureusement pas pu prendre le départ.

Le temps était moins favorable que la veille : température de cinq degrés, un vent assez fort et une grosse masse nuageuse vers le nord un peu inquiétante.

Tous les meudonnais ont roulé ensemble jusqu’à la séparation des parcours vers le quarantième kilomètre.

Le grand parcours incluait 12 côtes (berg en flamand) souvent très raides dont quatre monts pavés mythiques qui figurent régulièrement au programme du Tour des Flandres : Taienberg, Stationsberg, Paterberg et Oude Kwaremont.

Une grosse averse nous a bien arrosés peu avant l’ascension du célèbre Taienberg, mur pavé de 900 mètres avec une pente de 16% dans lequel Tom Boonen a souvent attaqué. Lorsque les pavés sont trempés, ce genre d’ascension est encore plus stressant et nous étions soulagés d’atteindre le sommet sans encombre. Les liaisons entre ces côtes se faisaient sur des petites routes en mauvais état avec des descentes très raides et un peu dangereuses. Je n’étais pas en grande forme après les efforts de la veille et handicapé par une tendinite au bras droit persistante. Yves et Gilles ont dû m’attendre un peu ce dont je les remercie. Vers le 80ème kilomètre, la côte en mauvais pavés du Stationsberg pas très raide mais longue d’un kilomètre nous a bien secoués. Cependant, le plus dur restait à faire.  Au centième kilomètre, après un virage à droite à 90 degrés, se présentait le Paterberg, mur pavé de 400 mètres avec une pente maximale de 20,3% dans lequel Fabian Cancellara a forgé ses victoires dans le Ronde et le E3. Ne pas mettre pied à terre dans cette côte est un défi qu’Yves et moi avons réussi alors que de nombreux cyclistes finissaient à  pied. Cinq kilomètres plus loin, il nous fallait affronter le célèbre Oude Kwaremont, la plus longue côte pavée de Belgique (2,2 km) classée depuis 1993 dont la pente maximale est de 11,3%. Après une rapide descente, se présentait le Karnemelkbeekstraat, redoutable côte surnommée le col E3 longue de 1,5 km avec un long passage à 18%, dans laquelle Peter Sagan a bâti sa victoire dans le E3 à deux reprises. Un ravitaillement au sommet était bienvenu avant les quarante derniers kilomètres comprenant deux côtes raides: le Kluisberg et le Tiegemberg et une vinqtaine kilomètres plats face au vent. A une dizaine de kilomètres de l’arrivée, j’ai laissé filer Gilles et Yves pour terminer calmement et très satisfait ce magnifique parcours avec une moyenne de 24,2 km/h.

Nous avons retrouvé les autres meudonnais et partagé frites et bière dans une ambiance joyeuse avant de reprendre la route vers Paris.

Ce weekend dans les Flandres nous a tous ravis et permis à certains de découvrir ce terrain de jeu unique qui fait partie de la légende du vélo, un passage incontournable dans une vie de cycliste.

Pierre Gadiou

Le weekend flahute des meudonnais (1/2)

10 membres de l’AS Meudon Cyclisme ont participé les 30 et 31 mars 2019 à deux randosportives belges organisées sur les parcours des célèbres classiques flandriennes Gand Wevelgem et Grand Prix E3.

Nous nous sommes retrouvés le vendredi soir dans la banlieue de Lille dans un hôtel de Wasquehall à 25 kilomètre de Wevelgem (départ de Gand Wevelgem) et 29 km de Harelbeke (départ du Grand Prix E3) et avons passé ensemble deux soirées conviviales agrémentées de quelques bières belges.

Gan-Welvelgem Cyclo – 30 mars 2019

Le samedi matin à 7h00, nous avons pris le départ de Gand Wevelgem Cyclo qui a réuni 6700 participants, 24 heures avant la course des pros. Les conditions météo étaient idéales : peu de vent ce qui est rare dans cette région, température de 7 degrés au départ et 18 degrés en milieu de journée, ciel bleu sans nuage.

Bernard, Yves, Bruno et moi-mêm avons effectué le grand parcours de 215 km,

Alan, Gilles, Jean-Jacques, Jérôme avaient opté pour le moyen parcours de 145 km

Dès le départ, nous avons emprunté à très vive allure des petites routes au revêtement parfois très dégradé dans la campagne flamande qui dégageait des odeurs d’épandage pas très agréables. De nombreux changements de direction nécessitaient des relances assez physiques et une grande prudence en raison de la présence fréquente de gravillons. Quelques faux plats montants ne facilitaient pas la tâche et après avoir suivi un peloton extrêmement rapide pendant une trentaine de kilomètres, nous avons décidé de lever un peu le pied pour préserver nos forces compte tenu de la suite du programme.

Au km 45, nous sommes passés sous l’arche de Menin construite en mémoire des soldats de la première guerre mondiale) et devant le magnifique monument gothique de la Halle aux draps à Ypres où un premier ravitaillement nous attendait.

La suite du parcours nous menait vers le Nord en direction de la mer dans les Moeren, zone plate et sans arbre redoutée par les cyclistes en raison du vent souvent présent qui nous a fort heureusement épargné en cette belle journée. Bruno a été victime d’une crevaison dans un nid de poule malheureusement non signalé par les cyclistes qui le précédaient. Nous sommes donc repartis à quatre avant d’être rejoint par d’autres groupes. Une trentaine de kilomètres plus loin, à l’entrée d’un petit secteur pavé, c’est Bernard qui a crevé et nous sommes à nouveau repartis à quatre mais avons rapidement réintégré un petit peloton.

Vers le 135ème kilomètre, nous avons abordé la partie accidentée du parcours avec huit côtes sur une quarantaine de kilomètres dont le célèbre Mont des Cats, le Mont Noir et le Mont Blanchisserie et pour finir l’ascension du mythique Mont Kemmel dont les 500 derniers mètres couverts de pavés très rustiques constitue un véritable défi avec une pente maximale de 23%. De nombreux cyclistes ont terminé cette ascension à pied et j’étais heureux en arrivant au sommet d’avoir réussi à rester sur mon vélo à la limite de l’équilibre sur mon braquet de 34X28 que j’ai trouvé bien gros …

Après la descente et quelques kilomètres très roulants, se présentaient les Plugstreets qui sont au programme de la course des pros depuis deux ans, cinq kilomètres de petites routes non goudronnées et poussiéreuses tracées en souvenir de soldats au milieu des champs et de cimetières de la Première Guerre Mondiale.

Après un dernier ravitaillement situé à trente kilomètres de l’arrivée, nous avons roulé à près de 40 km/h le long des berges de la Lys avant de passer sous l’arche d’arrivée sur la Vanackerestraat à Wevelgem avec une moyenne roulée de 30 km/h sur l’ensemble du parcours de 215 km et 1150 mètres de dénivelé.

A l’arrivée, Jean-Jacques qui en avait terminé avec le parcours de 145 km nous attendait. Tradition oblige, Jean-Jacques et moi, habitués de cette épreuve, avons accompagné Bernard, Bruno et Yves dans un petit troquet situé à côté de la ligne d’arrivée pour savourer frites, saucisses et bière dans une bonne ambiance et recharger les batteries avant le Grand Prix E3. Nul doute qu’après cette belle journée, les meudonnais qui ne connaissaient pas le parcours de cette classique regarderont la course de pros différemment, notamment l’ascension du terrible Kemmelberg.

Pierre Gadiou

Raid des Alpilles 2019

Le Raid des Alpilles : 19 mars 2019 à Saint-Rémy-de-Provence

Sur le chemin du retour du stage de l’AS Meudon à Sainte-Maxime, je me suis arrêté à Saint-Remy de Provence pour participer au Raid des Alpilles, ma première cyclosportive de l’année. Près de neuf cents cyclistes étaient présents dont une centaine de femmes qui ont pris le départ à 9h15, un quart d’heure avant les hommes et ont fait l’objet d’un classement distinct, une nouveauté très appréciée.

Au départ, mon ami Patrick François, créateur de l’épreuve en 1998 et président de Green Cycling a rappelé à tous l’obligation de respecter l’environnement remarquable du Parc Naturel Régional des Alpilles dans lequel se déroule l’épreuve en conservant ses déchets sous peine de disqualification en cas de non-respect des consignes.

Le niveau global des participants était très élevé avec la présence des meilleurs cyclosportifs français, de nombreux coureurs de la région et de Yoann Bagot, professionnel de l’équipe  Vital Concept-B&B hôtels, venu en voisin.

Après une semaine marquée par de fortes rafales de vent en Provence, ce Raid des Alpilles s’est déroulé dans une atmosphère calme sous un ciel un peu couvert qui a laissé place au soleil en fin de matinée pour le plaisir de tous.

Le parcours vallonné de 119 kilomètres et 1250 mètres de dénivelé, idéal à cette époque de l’année, permettait de découvrir les plus beaux aspects du massif des Alpilles au milieu des champs d’oliviers et des amandiers en fleurs dominés par de spectaculaires falaises blanches de calcaire urgonien emblématiques de la région et très appréciées des amateurs d’escalade.

Dès le départ, les trois kilomètres d’ascension du Pas des Plaines (240m) grimpés à bloc ont mis mon organisme à rude épreuve. Après la descente dans le cadre somptueux des Baux de Provence, j’ai réussi à m’insérer dans un groupe d’une trentaine de cyclistes roulant à très bonne allure dans lequel figurait également mon ami Eric Vallade bien connu des habitués de Longchamp. A mi-parcours, une succession de côtes comme le Pas de la Figuière (247m) à proximité du petit village d’Aureille a opéré une nouvelle sélection. J’ai réussi à suivre la tête du groupe et nous avons rattrapé quelques participants pour former un nouveau groupe d’une trentaine de participants. Eric, victime d’un saut de chaîne sur un dos d’âne, a malheureusement dû attendre un autre peloton pour lutter contre le vent.

La suite du parcours ne présentait pas de grosses difficultés et j’ai suivi le groupe sans problème en restant bien à l’abri. Avant l’arrivée, sur une route étroite et un peu dangereuse, je me suis laissé glisser à l’arrière pour éviter tout risque de chute.

A l’avant, un groupe de cinq coureurs emmené par Marc Faure et David de Vecchi  a bouclé le parcours en 2h58 à 39,8 kmh et chez les filles Emilie Rochedy en 3h16 à 36,0km/h

Je termine très satisfait cette belle épreuve de début de saison à la 397ème place en 3h28 à 34,0 km/h de moyenne et 21éme sur 50 de ma nouvelle catégorie 65-69 ans, oui le temps passe, il faut donc en profiter…

Pierre Gadiou

Une vingtième Etape du Tour pour le plaisir

Après une dizaine d’année de vélo dans ma jeunesse de quatorze à vingt-quatre ans entre 1968 et 1978 avec l’ASPTT Paris, je me suis consacré exclusivement à l’escalade et à l’alpinisme pendant 23 ans. En 2001, à 46 ans et après 22 ans sans vélo, j’ai décidé de m’y remettre à l’occasion de l’Etape du Tour Tarbes Luz-Ardiden qui se déroulait dans mes chères Pyrénées. En février, je me suis acheté un vélo et j’ai découvert  les pédales automatiques et les changements de vitesse au guidon que je ne connaissais pas. J’ai réussi à terminer cette étape qui passait par le col d’Aspin et le col du Tourmalet avant la montée vers Luz-Ardiden avec seulement 1500 km d’entraînement et dans des conditions climatiques difficiles – deux degrés et neige au sommet du Tourmalet – qui avaient entraîné l’abandon de plus du tiers des concurrents. Je n’imaginais pas que ce serait le début d’une longue série. En effet, depuis 2001, j’ai participé à toutes les éditions de l’Etape du Tour y compris les deux années où ASO organisa deux étapes du Tour et cette épreuve a donc pour moi un aspect symbolique.

Cette année, c’était donc ma vingtième participation. Pour fêter cet anniversaire, j’ai cherché avant tout à me faire plaisir en gérant mes efforts sereinement pour profiter du très beau parcours sans objectif de résultat.

12 993 concurrents étaient au départ et je suis parti dans le sas 3.

Vingt-cinq de kilomètres de plat autour du magnifique lac d’Annecy dans une belle lumière matinale nous menaient au pied du petit col de Bluffy avant une descente de trois kilomètres et une dizaine de kilomètres de plat jusqu’à Thônes où commençaient les vrais difficultés avec le col de la Croix Fry (1467 m – 12,8 km à 6,5%). Je connais bien ce col pour l’avoir gravi à plusieurs reprises lors de la Megève – Mont Blanc. J’ai adopté un rythme prudent. Après un début assez roulant,  je n’ai pas été surpris par les trois kilomètres raides au-dessus du village de Manigod avec quelques passages à plus de 10%. J’ai bien profité des belles vues sur le massif des Bornes et le massif des Aravis sans oublier de m’hydrater car le soleil commençait à réchauffer l’atmosphère. Au sommet, j’ai fait un court arrêt pour refaire le plein de mon bidon et manger une barre énergétique avant une longue descente par la Clusaz et  Saint-Jean de Sixt où de nombreux spectateurs nous encourageaient. Dans le défilé des Etroits, la température était très fraîche avant d’arriver au pied de la montée vers le Plateau des Glières présentée comme l’épouvantail de cette étape avec 6 km à 11,2% de moyenne. Cette année, j’ai du mal dans les gros pourcentages et cette ascension que je ne connaissais pas me faisait peur. Elle se déroule principalement en forêt et n’était donc pas trop exposée au soleil. J’ai mis mon 34×32 dès le début et adopté un rythme très prudent pour ne pas me mettre dans le rouge. Habitué aux cols basques réputés pour leur raideur, j’ai finalement trouvé que cette ascension n’était pas aussi redoutable que je le craignais car il y a de nombreux virages et quelques passages moins raides qui permettent de récupérer. Arrivé sur le Plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, la vision de centaines d’emballages jetés sur la route m’a dégoûté. Comment peut-on manquer à ce point de respect dans un lieu aussi symbolique en dépit de tous les panneaux posés par les organisateurs pour demander aux participants de ne pas jeter leurs déchets sur la route. La particularité de cette étape consistait ensuite à emprunter une portion non goudronnée de deux kilomètres jusqu’au col des Glières. Il n’y avait pas de quoi s’en faire une montagne car les gravillons étaient bien nivelés et bien tassés et je n’y ai vu ni chute ni crevaison. Après un nouveau plein des bidons au sommet, j’ai été très prudent dans la descente surtout après avoir vu les secours remonter avec des cordes un cycliste tombé dans le ravin après être passé par-dessus la glissière de sécurité.

Après Thorens-Glières, débutait la montée de sept kilomètres du col des Fleuries (930 m – 5,6 km à 4,5%) assez roulante dans laquelle j’ai cependant veillé à ne pas trop entamer mes forces vu les difficultés restant à franchir. Au sommet, je me suis arrêté pour manger un peu de fromage et quelques fruits et remplir mes bidons sur un ravitaillement privé où j’étais invité par un ami. Après une belle descente et une vingtaine de kilomètres de plat jusqu’à Cluses arrivait le plat de résistance avec la montée du col de Romme (1297m – 8,8 km à 8,9%). Les trois premiers kilomètres à 10,1% de moyenne en plein soleil nous ont mis tout de suite dans l’ambiance avec une température dépassant les 30 degrés. Je supporte mal la grosse chaleur et comme toujours dans ces circonstances, j’ai surveillé mon cardio et j’ai fait deux courts arrêts pour faire redescendre mon rythme cardiaque en dessous de 150. Ce fut la partie la plus dure de cette étape j’ai quand même moins souffert que la semaine précédente sur La Pyrénéenne où la température atteignait 36 degrés dans la montée d’Hautacam.  Une agréable descente de cinq kilomètres nous menait ensuite au Reposoir où j’ai pris le temps de m’arrêter au ravitaillement pour faire une dernière fois le plein des bidons et manger quelques fruits secs avant d’attaquer les derniers kilomètres du col de la Colombière (1618m – 7,5 km à  8,5%) dans un environnement splendide. Je connais bien ce col pour l’avoir grimpé à plusieurs reprises notamment lors de la Megève Mont Blanc ou du brevet cyclomontagnard des Aravis. Un léger vent rendait l’atmosphère plus respirable que dans le col de Romme. J’ai toutefois fait un court arrêt avant les deux derniers kilomètres à 10% de moyennes sur les flancs très exposés au soleil de la chaine du Bargy qui sont éprouvants car on aperçoit sans cesse le sommet tout en ayant l’impression qu’on ne l’atteindra jamais. J’étais ravi en y arrivant et j’ai pris quelques instants pour admirer le beau panorama sur la chaîne des Aravis avant de me lancer dans les douze kilomètres de descente nous menant au Grand-Bornand ou était située la ligne d’arrivée que j’ai franchie en ressentant une grande satisfaction après avoir profité au maximum de ce beau parcours sans trop de souffrance.

Je me classe à la 4398ème place en 8h13 sur 11 734 finishers et 144ème sur 615 dans ma catégorie des 60-64 ans.

J’ai retrouvé Pierre Dick qui termine comme chaque année quasiment dans le même temps que moi – seulement une minute d’écart ! – et nous sommes allés ensemble à la pasta party où j’ai retrouvé également quelques amis pyrénéens. Ensuite, nous avons retrouvé Vincent, Yves, Christian, et Jérôme avec lesquels nous sommes redescendu en vélo jusqu’à Annecy avec plus de 200 km et 4000 mètres de dénivelé dans les jambes, une belle journée de vélo !
Je souhaite refaire cette étape du Tour l’année prochaine mais uniquement si elle se déroule dans mes chères Pyrénées …

Pierre Gadiou

Un weekend cyclosportif dans la fournaise pyrénéenne

L’Ariégeoise – 30 juin 2018 à Tarascon sur Ariège (Ariège)

5 064 cyclistes venant de dix-neuf pays ont pris le départ des différentes formules de l’Ariégeoise 2018 marquée par une forte chaleur après les pluies torrentielles qui ont arrosé le village-départ la veille au soir lors du retrait des dossards à Tarascon sur Arège.

Pour ma quatorzième participation à cette épreuve, je m’étais inscrit sur le parcours XXL de 172 km et 4400 mètres de dénivelé se terminant au Plateau de Beille mais ayant un rendez-vous impératif à 18h00 près de chez moi à 200 km de Tarascon, je savais dès le départ que je risquais d’être obligé de raccourcir mon parcours.

Dès le départ, une première ascension du Pas de Soulombrie (911m – 9 km et 410 mètres de dénivelé) nous mettait dans l’ambiance avec quelques passages à plus de 10% et nous menait sur la belle route des Corniches et sur les premiers kilomètres en pente douce du col de Marmare avant de redescendre sur Ax-Les Thermes où nous attendait un premier ravitaillement sur lequel chacun pouvait goûter à l’excellent fromage local produit dans la vallée de Bethmale. Dans l’ascension du col du Pradel (1673 m – 14 km et 1000 mètres de dénivelé) dont les sept derniers kilomètres se déroulent sur une route très étroite au revêtement rugueux avec des passages très raides, la chaleur a commencé à se faire sentir. Au sommet situé dans des estives peuplées de troupeaux de vaches, il n’y avait plus d’eau au ravitaillement quand je suis arrivé … Fort heureusement, après une descente raide et très délicate en forêt sur une route dégradée, des fontaines situées dans le village de La Fajolle permettaient de refaire le plein des bidons. Après une côte de trois kilomètres menant à Espezel et une vingtaine de kilomètres sans difficulté, il fallait grimper le col de Montségur (1059m – 9 km et 600 mètres de dénivelé). Comme de nombreux concurrents, j’ai eu du mal à supporter la température de 35 degrés dans les quatre derniers kilomètres à près de 9% de moyenne et par prudence, j’ai fait un petit arrêt dans un des rares endroits ombragés avant le sommet du col situé en contrebas du célèbre château cathare. Après une belle descente et une vingtaine de kilomètres de plat, le parcours passait à 3 kilomètres du départ, j’ai dû me résigner à couper pour ne pas être en retard à mon rendez-vous et j’ai rejoint Tarascon avec 142 km et 2800 mètres de dénivelé au compteur en 6h26 soit une moyenne de 22 kmh. Mes compagnons de route devaient gravir une deuxième fois le Pas de Soulombrie avant de descendre sur Les Cabannes où était située l’arrivée sauf pour les courageux qui avaient opté pour le parcours XXL de L’Ariégeoise qui devaient encore affronter la mythique montée de 17 km et 1200 mètres de dénivelé vers le Plateau de Beille dans une atmosphère caniculaire. 232 concurrents seulement ont réussi  à boucler ce parcours de 172 kilomètres et 4500 mètres de dénivelé.

Comme chaque année, on ne peut que saluer l’excellente organisation de l’Ariégeoise,  une épreuve incontournable dans une carrière de cyclosportif que je recommande à tous.

 La Pyrénéenne – 1er juillet 2018 à Argelès-Gazost

Après une Ariégeoise caniculaire, je suis rentré en voiture à Argelès-Gazost situé à 200 km où j’avais rendez-vous avec les sympathiques organisateurs de La Pyrénéenne avec lesquels j’ai passé une excellente soirée. Après une nuit réparatrice, j’étais au départ de cette Pyrénéenne qui a réuni plus de 1100 participants dont 640 sur le petit parcours des 2 Vallées, 350 sur le grand parcours des 4 Vallées et les autres sur la randonnée de 70 km. Vu mes efforts de la veille, j’ai opté prudemment pour le « petit » parcours (112 km et 3050 mètres de dénivelé qui imposait quand même de gravir deux monuments, le Tourmalet et Hautacam, alors que le grand parcours visitait également la Hourquette d’Ancizan et le col d’Aspin pour une dénivelé total de 4600 mètres.

Je suis parti prudemment sans chercher à suivre les plus rapides dans les gorges menant à Luz Saint-Sauveur au pied du col du Tourmalet (2113 m – 19 km et 1404 mètres de dénivelé). A ma grande surprise, j’ai senti dès le début que j’avais d’assez bonnes jambes et j’ai doublé pas mal de concurrents dans une atmosphère encore assez fraîche qui me convenait bien. J’ai maintenu un bon rythme jusqu’au sommet et je me suis régalé dans la descente par La Mongie. Après Sainte-Marie de Campan, j’ai roulé avec un groupe d’une vingtaine de concurrents dont quelques canadiens faisant partie d’un club organisateur d’une cyclosportive au Quebec. La traversée de Bagnères de Bigorre sur une route en réfection pleine de trou était un peu chaotique et nous avons rejoint rapidement le village de Pouzac au pied du Col du Lingous (575 m – 10 km et 300 m de dénivelé) alors que la température montait. J’ai bien passé ce petit col pittoresque avant de redescendre sur la vallée des Gaves et de rejoindre le village d’Ayros-Arbouix au pied de la redoutable montée du Hautacam (1520 m – 14,2 km et 1100 mètres de dénivelé) ou un ravitaillement permettait de remplir les bidons. Je n’aime pas la grosse chaleur et la température supérieure à 35 degrés sur toute la montée a rendu cette ascension que je j’aime bien extrêmement difficile. La pente est très irrégulière avec de nombreux passages très raides atteignant par endroit 14%. De nombreux concurrents ont fait demi-tour avant d’atteindre le sommet. Personnellement, j’ai joué la prudence et je me suis arrêté trois fois pour laisser descendre le cardio. A sept kilomètres du sommet, un ravitaillement en eau était bienvenu et j’en ai profité pour m’arroser copieusement et l’arrivée au sommet était vraiment un soulagement compte tenu de ces conditions extrêmes.

Je termine 333ème en 6h25 à 18 kmh sur plus de 600 partants et seulement 458 classés.

Je suis redescendu tranquillement et lorsque je suis arrivé dans la vallée, certains concurrents du grand parcours commençaient juste à monter dans la fournaise …

Après une bonne douche, un excellent repas en compagnie de quelques amis cyclistes du coin a clos ce beau weekend montagnard.

La Pyrénéenne est une belle épreuve très conviviale que je recommande.

Pierre Gadiou

 

La Quebrantahuesos à Sabinanigo (Aragon) – 200 km et 3500 m D+

La Quebrantahueoss est la plus importante cyclosportive espagnole avec près de 11000 participants

C’était ma quinzième participation à cette épreuve que j’adore pour son ambiance festive et pour son parcours immuable et mythique dont la moitié se déroule en France dans mes chères vallées béarnaises.

Je portais le maillot de la Patrouille Green Cycling invitée chaque année par l’organisateur très soucieux du respect de l’environnement car l’épreuve traverse à deux reprises des espaces situés dans le Parc National des Pyrénées. De grands champions emblématiques et très sympa du cyclisme espagnol était présents au départ : Purito Rodriguez (dossard 1), Miguel Indurain, Oscar Pereiro, Abraham Olano, Haimar Zubeldia … et ils se sont gentiment prêtés au jeu des photos avec nous pour promouvoir l’éco-responsabilité.

Le temps était beau et chaud après une longue période de mauvais temps sur les Pyrénées.

Après la traversée de Sabinanigo dans laquelle des milliers de spectateurs étaient présents, les vingt premiers kilomètres à plus de 40kmh sur l’autoroute reliant Jaca étaient comme toujours très stressants et une énorme chute collective s’est produite heureusement sans grave conséquence. C’est avec soulagement que j’ai abordé les premières pentes du col Somport mais j’ai rapidement senti que les jambes n’étaient pas au rendez-vous et que la journée allait être difficile. De nombreux spectateurs étaient présents dans les deux derniers kilomètres avant la frontière et la rapide descente en vallée d’Aspe jusqu’au pied du col de Marie Blanque où régnait une chaleur humide étouffante. Dans les quatre derniers kilomètre à 11% de moyenne, j’étais complétement planté et j’ai dû m’arrêter deux fois pour faire descendre le cardio en me demandant si j’allais pouvoir continuer …

Après la descente et quelques kilomètres de plat dans la vallée d’Ossau, il fallait attaquer les 29 km de montée du col du Pourtalet (1793m). Je ne me suis pas découragé et j’ai maintenu un rythme correct jusqu’au ravitaillement situé à 10 km du sommet où j’ai apprécié les quartiers de pastèques très désaltérants préparés par les bénévoles. Un petit vent favorable un peu rafraîchissant nous a aidé jusqu’au sommet avant une rapide descente sur le versant espagnol. Restait alors à gravir une dernière difficulté sur  la vertigineuse petite route en corniche au-dessus du lac de Bubal dont les deux derniers kilomètres à 10% mènent au village de Hoz de Jaca dans une ambiance de fiesta. Paradoxalement, c’est dans cette ascension que je e suis senti le mieux, comme quoi il ne faut pas se décourager … Ensuite, j’ai parcouru les 25 derniers kilomètres plutôt descendants bien à l’abri du vent dans un groupe d’une trentaine de cyclistes.

Je termine 4709èmeau milieu du classement en 8h21 à24 kmh de moyenne soit une heure de plus que mon meilleur temps sur cette épreuve réalisé en 2015 mais je reste néanmoins dans les temps de la médaille d’or de ma catégorie (55-65 ans).

Le lendemain de l’épreuve, j’ai participé avec la Patrouille Green Cycling à une exemplaire opération de ramassage des déchets par les bénévoles dont je vous invite à lire mon compte-rendu ainsi que celui de l’épreuve sur le site

http://www.eco-cyclo.org/

Pierre Gadiou

La Bourgogne Cyclo – 21 avril 2018 – Pierre Gadiou

Pour ma cinquième participation à La Bourgogne Cyclo avec la Patrouille Eco Cyclo, j’ai bénéficié d’un temps estival exceptionnel pour un mois d’avril. Au départ, situé à Viré dans le vignoble du Mâconnais, nous étions près de 800 cyclosportifs, nouveau record, dont 500 sur le Granfondo de 155 km et 2500 mètres de dénivelé  auquel j’ai participé sur parcours identique à celui de 2017 avec six petits cols au programme à travers vignes, forêts et petits villages bourguignons.

De nombreux participants semblaient ravis de porter leur tenue d’été pour la première fois de la saison mais la température de 29 degrés en milieu de journée a fortement durci le parcours. Dès le départ, il fallait grimper une côte d’environ deux kilomètres dans laquelle j’ai senti que mes jambes n’étaient pas au rendez-vous. Je me suis accroché pendant une quarantaine de kilomètres à un groupe d’une vingtaine de cyclos mais j’ai dû me résoudre à les laisser filer. Vers le cinquantième kilomètre, j’ai eu du mal à gérer les forts pourcentages du col des Chèvres que je passe habituellement sans trop de difficulté et pendant quelques kilomètres, je me suis retrouvé seul.

Je n’ai pas assez bu et j’ai souffert de crampes, ce qui ne m’arrive très rarement. Vers le centième kilomètre, j’ai pris le temps de m’arrêter au ravito et j’ai décidé de finir le parcours sans trop forcer en profitant des paysages avec une mention particulière pour  les points de vue remarquables sur les Roches de Vergisson et de Solutré.

Au final, je me classe 258ème sur 339 classés en 6h14, soit une moyenne de 25 kilomètre-heure et j’obtiens le brevet d’or de catégorie (60-65 ans) … bien qu’ayant mis 47 minutes de plus que l’année dernière.

A l’arrivée, le repas à base de produits locaux a été très apprécié et ceux qui le souhaitaient ont pu en profiter pour goûter à l’excellent vin local d’appellation Viré Clessé.

La Bourgogne Cyclo est une très belle épreuve que je recommande et une excellente préparation avant les cyclosportives de montagne.

Pierre Gadiou