Les Copains 2018 : Chaleur(eux)

J’avais choisi cette cyclo comme mon objectif cyclo de l’année.

J’avais rallongé les heures de selle et le dénivelé depuis quelques semaines, mais pas possible de faire de vrai col auparavant, ce qui apporte toujours un plus.

Coté météo, c’est la canicule avec quasi  20° déjà au départ à 8h du matin et aux alentours de 35° prévus en fin d’épreuve.

Autant dire que je pars léger au niveau vestimentaire, et rempli à ras bord de boisson et barres énergétiques. La veille, j’ai regardé avec attention les points de ravitos et je sais déjà qu’il faudra m’arrêter plusieurs fois pour tenir au niveau liquide, je me prépare à souffrir !

Petit échauffement calibré comme d’habitude, et je me place sur la ligne assez tôt car avec mon dossard 487 je sais que je passerai la ligne près de 2 minutes après le coup de canon légendaire du départ ici à Ambert.

Malgré tout, il y a déjà pas mal de coureurs dans mon SAS, il fallait s’y attendre. Je rencontre Pascal Vanhoutte et on fait un brin de causette en discutant de notre saison avant le départ. Pascal fera le 115km. Je pars pour le 155 qu’on peut résumer à 4 cols, deux principaux d’1h / 1h20 d’ascension pour moi, 2 autres d’une vingtaine de minutes d’après ma dernière venue ici il y a deux ans. En tout, près de 3h de montées, certes avec des pourcentages assez « sympas » autour de 5/6  % de moyenne.

Coup de canon …. ça grimpe dès les premiers kilomètres, donc sélection très rapide. Ça me permet de remonter pas mal de monde sans être freiné. A vrai dire je dépasse des centaines de coureurs. Quelques avions me doublent aussi, mais je reste sérieux et commence déjà à gérer la course, j’en ai pour près de 6h donc pas question de se laisser emballer. L’objectif du début de course ici est de me trouver un groupe qui roule jusqu’au premier gros col. C’est ce qui se passe avec une quinzaine de cyclos. J’y retrouve Philippe Bardet, un ancien du club avec qui j’échange quelques mots dans la vallée.

J’attaque donc avec mon groupe le pied du col du Béal. Ça va un poil trop fort à mon goût. Je laisse faire et me met déjà à un rythme de croisière. Je les récupères quelques centaines de mètres plus loin. A mi- col environ, je profite de pourcentages un peu plus importants pour me porter en tête , augmenter légèrement le rythme et finir le col seul. Premier arrêt liquide en express et je bascule tout de suite dans la descente sans perdre de temps, et surtout pour me mettre dans le rythme. Sur cette cyclo, par temps sec, les descentes ne sont que plaisir. Des voies larges, bon revêtement, pas de voitures, travail des commissaires nickel, je peux « trajecter » à volonté en toute confiance.  Je ne subis pas la descente, quel pied !

En bas, on ré attaque tout de suite le col du Chansert. Petite route étroite cette fois, ombragée. Le pied dans l’effort cette fois. Même exercice pour moi, avec légère accélération dans la partie supérieure. Au sommet grosse ambiance, je ne m’arrête pas au ravito, mais je tape dans les mains des enfants alignés sur le bord de la route qui crient et nous encouragent, un bon moment !

Re-Descente, puis col des Supeyres 14km à 5,2%. Près de 100km réalisés et 3h30 de course, la fatigue commence à se faire sentir. Cette fois, mon rythme est un peu moins élevé et restera le même jusqu’en haut. Pourtant, je dépasse encore pas mal de monde, majoritairement des coureurs des autres parcours. Seul un coureur me dépasse dans cette ascension. Courte descente avant  environ ¼ d’heure de montagnes russes très usantes sur les hauteurs contre le vent, heureusement j’ai pris un bon petit groupe de 5 et ça roule bien. Avant la descente, un dernier ravito express sans oublier de remercier les bénévoles qui ont tous le sourire. Cette fois, dans la descente, je me choppe une habituelle crampe à l’intérieur de la cuisse … pas un de ces muscles qui servent à pédaler, non non, mais souvent crispé dans la descente ça m’arrive …  Je jure sur ma monture, je tente de me détendre et de taper sur ma cuisse…. Ça dure 2 bonnes minutes puis je peux reprendre. Un autre coureur m’a rejoint pendant ma mésaventure et je fais un bout de vallée avec lui. Nous avons en point de mire un groupe d’une dizaine de coureurs, mais l’entente n’est pas cordiale, il ne veut pas vraiment rouler avant le dernier col. On fait quand même l’ascension ensemble. Je tente d’augmenter le rythme, mais je suis en limite. Vers la fin, on double Pascal Vanhoutte que j’encourage à l’approche de la fin de course. Arrive le sommet, mon « compagnon » d’ascension prend un peu d’avance je ne me mets pas dans le rouge en vue de la fin. En effet, je sais qu’il y a une petite surprise dans la dernière descente. Un peu plus loin, je finis par le rattraper avec le coureur qui m’avait dépassé dans les Supeyres. A leur attitude, ils semblent avoir fini leur course, alors je ne me pose pas de question et je les passe en faisant en sorte qu’ils ne prennent pas la roue. La « surprise » arrive … un commissaire au milieu de la chaussée en pleine descente, bifurcation sur la droite pour un petit mur de 600m. J’arrive vite et j’y vais pied dedans en force, je sais que c’est le dernier effort. Ouf, ça passe, je ne cale pas, un coup d’œil dans le rétro, personne, et je bascule cette fois jusqu’à l’arrivée.

Bilan : 5h45 pour 26.9 de moyenne. 63e place au scratch sur 300. Et 6ème de ma catégorie, le podium étant à 15 minutes de mieux (+1,4km/h de moyenne)… pourquoi ne pas s’y frotter un jour avec une bonne préparation. Ce résultat est un de mes meilleurs résultats en cyclo. Avec la chaleur et le peu de dénivelé de cette année, difficile d’espérer mieux. Donc une très bonne journée pour moi et l’envie de refaire une cyclo de montagne très vite !

Laurent Guilmeau

Course FSGT Ste Geneviève des bois (4/5e cat) 21/5/18 : 1ère victoire !

Ce lundi de Pentecôte je prenais le départ de la course FSGT de Ste Geneviève. Départ groupé des 4e et 5e catégories … plus les cadets. Petit circuit d’un peu plus d’1km, en ville, des virages serrés et beaucoup de relances, c’est le terrain taillé pour les plus jeunes.

8h, je prends un départ disons « discret », en queue de peloton, pas très bien réveillé comme à ma (mauvaise) habitude. Très mauvaise idée sur ce circuit. Les relances sont fortement subies. Au bout de quelques tours je fais l’effort pour repasser dans la tête de peloton, ça va beaucoup mieux.

Quelques attaques se font. Un Cadet du VCCB arrive à s’extirper. Un jeune 4e cat du SCA Evry prend la chasse et essaye de rameuter les cadets de son club … bref c’est un peu brouillon tout ça. Chacun y va de son attaque, ça accélère, ça ralenti, nombreux sont ceux qui ont été lâchés à qui ont reprend 1, 2, voire plus de tour. Pour ma part, j’essaye quelques banderilles, mais malgré mon dossard 5e catégorie pas moyen d’avoir un bon de sortie. Je sens venir ce que je craignais, une arrivée massive sur un circuit étroit avec des voitures garées sur le bas coté. Je me calme un peu pour les derniers tours. Je n’ai quasiment pas vu d’autre 5e cat durant la course et je commence à craindre d’en avoir trop fait.

Je me place dans les 10/12 premières places pour le dernier tour, un poil trop loin pour le scratch vu la configuration. dernier virage à fond pour tout le monde, ça part d’assez loin dans la dernière ligne droite. j’ai les yeux rivés sur le seul 5e cat. devant moi. Je commence à lui reprendre du terrain assez tard mais il dois ralentir et je passe devant dans les derniers mètres. Un poil de réussite me permet donc la première victoire de ma vie de cycliste. Sans exagérer, mais je trouve ça mérité sur l’ensemble de ma course et j’ai le sourire sur le podium. Paradoxalement, je n’ai pas du tout exprimé de joie sur la ligne. Dans ma tête, j’avais surtout 7 coureurs devant moi. Au scratch, le gars du SCA en 4 gagne, suivi de 2 cadets du VCCB qui complètent le podium.

Et le meilleur moment : je ramène le bouquet à la maison avec la petite coupe ! Félicitations de la famille. « Et tu as eu droit  à la marseillaise sur le podium Papa ?  »  LOL

 

La Gouin 2018 : DANTESQUE

Première course du Trophée Challenge Vélo ce dimanche 4 mars à Mennecy. Météo prévue pourrie, pluie et froid, mais j’en ai vu d’autre alors l’idée de ne pas y aller ne me traverse même pas l’esprit. Mon objectif au départ est de rentrer dans le top100, ce qui serait une bonne perf ici vu le nombre de coursiers qui viennent en début de saison.

Mais voilà, c’est quand même la première fois que j’ai ce type de météo en cyclo, et je fais une grosse boulette vestimentaire …. couvert mais pas assez étanche !

Au départ, c’est déjà mouillé. Je me débrouille pour être bien placé avant le vrai départ qui se fait 2km environ après le fictif. Et c’est parti à donf bien évidemment. Je tiens le coup et reste dans le premier paquet jusqu’à la première cote, bien « au chaud ». Là, la première sélection se fait, un groupe d’une cinquantaine se détache devant, mais je sais que ça va trop vite pour moi et je laisse filer. Je prends un deuxième paquet que je vais garder pendant les premières 2h30.

Ca roule bien, je prends quelques relais, mais au bout d’une heure je suis déjà congelé, transi, mouillé …. un vrai plat « Picard ». Je survis mais je commence à me poser des questions car je suis dans un sale état et il reste de la route.  Dans un reflexe j’essayer de m’alimenter mais impossible d’attraper quoi que ce soit dans mes poches, je ne sens absolument rien au niveau des mains, j’arrive à peine à changer de vitesse. Forcément, je tétanise sérieusement et je saute en haut de l’avant dernière cote. Grand moment de solitude, je me retrouve seul, vent de face, le cauchemar …. je regarde derrière : personne en vue, alors je continue.

Dernière cote, Champcueil, plus rien dans le moteur, je mets pieds à terres dans la pente la plus dure que je n’arrive plus à monter. L’orgueil en prend un sacré coup. Je vois un gros groupe me passer. Puis en haut j’accroche un coureur et je me fixe à sa roue jusqu’à l’arrivée. On ne va pas très vite,  mais je ne peux même pas lui prendre un relai, il va me ramener à l’arrivée. Ouf ! A peine passé la ligne, j’ingurgite 2 thés bouillants. Le retour à la voiture et le déshabillage sont des calvaires. Je mettrai 2 bonnes heures avant d’arrêter de grelotter et malgré le repas chaud servi à l’arrivée. Je m’en souviendrai de celle là.

Pour conclure, excellente organisation comme d’habitude, excellents signalements à tous les croisements. Et le repas à l’arrivée bien aussi, spécialités belges cette année ! Frites et fricadelle + bière, c’est bon au moins pour le moral !!

Rendez vous pour la 2e étapes du Challenge le 7 avril, La Morvandelle. Je brûle un cierge pour un peu de soleil …