Stage sur l’île de Lanzarote (Espagne)

Voici quelques photos de l’île de Lanzarote où nous avons passé une semaine au soleil « 25 degrés minimum » les parcours que nous avons effectués sont accessibles à tous, sans difficultés notables avec des routes magnifiques sans circulation. En passant par le Parc National de TIMANFAYA, Playa Blanca, Mirador Del Rio, Les jardins de cactus.Les paysages sont somptueux.

LA PLAGE
MIRADOR DEL RIO

Weekend flahute des meudonnais (2/2)

Grand Prix E3 Johan Museeuw Cyclo – dimanche 31 mars 2019

Le dimanche matin à 7h45, nous avons pris le départ du Grand Prix E3 à Harelbeke

2000 cyclistes étaient présents sur cette épreuve.

Gilles, Yves et moi sur le grand parcours de 149 km et 1800 mètres de dénivelé.

Alan, Bernard, Christian et Jérôme sur le parcours de 119 km

Nicole et Jean-Jacques sur le parcours de 78 km

Souffrant d’une blessure mal placée, Bruno n’a malheureusement pas pu prendre le départ.

Le temps était moins favorable que la veille : température de cinq degrés, un vent assez fort et une grosse masse nuageuse vers le nord un peu inquiétante.

Tous les meudonnais ont roulé ensemble jusqu’à la séparation des parcours vers le quarantième kilomètre.

Le grand parcours incluait 12 côtes (berg en flamand) souvent très raides dont quatre monts pavés mythiques qui figurent régulièrement au programme du Tour des Flandres : Taienberg, Stationsberg, Paterberg et Oude Kwaremont.

Une grosse averse nous a bien arrosés peu avant l’ascension du célèbre Taienberg, mur pavé de 900 mètres avec une pente de 16% dans lequel Tom Boonen a souvent attaqué. Lorsque les pavés sont trempés, ce genre d’ascension est encore plus stressant et nous étions soulagés d’atteindre le sommet sans encombre. Les liaisons entre ces côtes se faisaient sur des petites routes en mauvais état avec des descentes très raides et un peu dangereuses. Je n’étais pas en grande forme après les efforts de la veille et handicapé par une tendinite au bras droit persistante. Yves et Gilles ont dû m’attendre un peu ce dont je les remercie. Vers le 80ème kilomètre, la côte en mauvais pavés du Stationsberg pas très raide mais longue d’un kilomètre nous a bien secoués. Cependant, le plus dur restait à faire.  Au centième kilomètre, après un virage à droite à 90 degrés, se présentait le Paterberg, mur pavé de 400 mètres avec une pente maximale de 20,3% dans lequel Fabian Cancellara a forgé ses victoires dans le Ronde et le E3. Ne pas mettre pied à terre dans cette côte est un défi qu’Yves et moi avons réussi alors que de nombreux cyclistes finissaient à  pied. Cinq kilomètres plus loin, il nous fallait affronter le célèbre Oude Kwaremont, la plus longue côte pavée de Belgique (2,2 km) classée depuis 1993 dont la pente maximale est de 11,3%. Après une rapide descente, se présentait le Karnemelkbeekstraat, redoutable côte surnommée le col E3 longue de 1,5 km avec un long passage à 18%, dans laquelle Peter Sagan a bâti sa victoire dans le E3 à deux reprises. Un ravitaillement au sommet était bienvenu avant les quarante derniers kilomètres comprenant deux côtes raides: le Kluisberg et le Tiegemberg et une vinqtaine kilomètres plats face au vent. A une dizaine de kilomètres de l’arrivée, j’ai laissé filer Gilles et Yves pour terminer calmement et très satisfait ce magnifique parcours avec une moyenne de 24,2 km/h.

Nous avons retrouvé les autres meudonnais et partagé frites et bière dans une ambiance joyeuse avant de reprendre la route vers Paris.

Ce weekend dans les Flandres nous a tous ravis et permis à certains de découvrir ce terrain de jeu unique qui fait partie de la légende du vélo, un passage incontournable dans une vie de cycliste.

Pierre Gadiou

Le weekend flahute des meudonnais (1/2)

10 membres de l’AS Meudon Cyclisme ont participé les 30 et 31 mars 2019 à deux randosportives belges organisées sur les parcours des célèbres classiques flandriennes Gand Wevelgem et Grand Prix E3.

Nous nous sommes retrouvés le vendredi soir dans la banlieue de Lille dans un hôtel de Wasquehall à 25 kilomètre de Wevelgem (départ de Gand Wevelgem) et 29 km de Harelbeke (départ du Grand Prix E3) et avons passé ensemble deux soirées conviviales agrémentées de quelques bières belges.

Gan-Welvelgem Cyclo – 30 mars 2019

Le samedi matin à 7h00, nous avons pris le départ de Gand Wevelgem Cyclo qui a réuni 6700 participants, 24 heures avant la course des pros. Les conditions météo étaient idéales : peu de vent ce qui est rare dans cette région, température de 7 degrés au départ et 18 degrés en milieu de journée, ciel bleu sans nuage.

Bernard, Yves, Bruno et moi-mêm avons effectué le grand parcours de 215 km,

Alan, Gilles, Jean-Jacques, Jérôme avaient opté pour le moyen parcours de 145 km

Dès le départ, nous avons emprunté à très vive allure des petites routes au revêtement parfois très dégradé dans la campagne flamande qui dégageait des odeurs d’épandage pas très agréables. De nombreux changements de direction nécessitaient des relances assez physiques et une grande prudence en raison de la présence fréquente de gravillons. Quelques faux plats montants ne facilitaient pas la tâche et après avoir suivi un peloton extrêmement rapide pendant une trentaine de kilomètres, nous avons décidé de lever un peu le pied pour préserver nos forces compte tenu de la suite du programme.

Au km 45, nous sommes passés sous l’arche de Menin construite en mémoire des soldats de la première guerre mondiale) et devant le magnifique monument gothique de la Halle aux draps à Ypres où un premier ravitaillement nous attendait.

La suite du parcours nous menait vers le Nord en direction de la mer dans les Moeren, zone plate et sans arbre redoutée par les cyclistes en raison du vent souvent présent qui nous a fort heureusement épargné en cette belle journée. Bruno a été victime d’une crevaison dans un nid de poule malheureusement non signalé par les cyclistes qui le précédaient. Nous sommes donc repartis à quatre avant d’être rejoint par d’autres groupes. Une trentaine de kilomètres plus loin, à l’entrée d’un petit secteur pavé, c’est Bernard qui a crevé et nous sommes à nouveau repartis à quatre mais avons rapidement réintégré un petit peloton.

Vers le 135ème kilomètre, nous avons abordé la partie accidentée du parcours avec huit côtes sur une quarantaine de kilomètres dont le célèbre Mont des Cats, le Mont Noir et le Mont Blanchisserie et pour finir l’ascension du mythique Mont Kemmel dont les 500 derniers mètres couverts de pavés très rustiques constitue un véritable défi avec une pente maximale de 23%. De nombreux cyclistes ont terminé cette ascension à pied et j’étais heureux en arrivant au sommet d’avoir réussi à rester sur mon vélo à la limite de l’équilibre sur mon braquet de 34X28 que j’ai trouvé bien gros …

Après la descente et quelques kilomètres très roulants, se présentaient les Plugstreets qui sont au programme de la course des pros depuis deux ans, cinq kilomètres de petites routes non goudronnées et poussiéreuses tracées en souvenir de soldats au milieu des champs et de cimetières de la Première Guerre Mondiale.

Après un dernier ravitaillement situé à trente kilomètres de l’arrivée, nous avons roulé à près de 40 km/h le long des berges de la Lys avant de passer sous l’arche d’arrivée sur la Vanackerestraat à Wevelgem avec une moyenne roulée de 30 km/h sur l’ensemble du parcours de 215 km et 1150 mètres de dénivelé.

A l’arrivée, Jean-Jacques qui en avait terminé avec le parcours de 145 km nous attendait. Tradition oblige, Jean-Jacques et moi, habitués de cette épreuve, avons accompagné Bernard, Bruno et Yves dans un petit troquet situé à côté de la ligne d’arrivée pour savourer frites, saucisses et bière dans une bonne ambiance et recharger les batteries avant le Grand Prix E3. Nul doute qu’après cette belle journée, les meudonnais qui ne connaissaient pas le parcours de cette classique regarderont la course de pros différemment, notamment l’ascension du terrible Kemmelberg.

Pierre Gadiou

Raid des Alpilles 2019

Le Raid des Alpilles : 19 mars 2019 à Saint-Rémy-de-Provence

Sur le chemin du retour du stage de l’AS Meudon à Sainte-Maxime, je me suis arrêté à Saint-Remy de Provence pour participer au Raid des Alpilles, ma première cyclosportive de l’année. Près de neuf cents cyclistes étaient présents dont une centaine de femmes qui ont pris le départ à 9h15, un quart d’heure avant les hommes et ont fait l’objet d’un classement distinct, une nouveauté très appréciée.

Au départ, mon ami Patrick François, créateur de l’épreuve en 1998 et président de Green Cycling a rappelé à tous l’obligation de respecter l’environnement remarquable du Parc Naturel Régional des Alpilles dans lequel se déroule l’épreuve en conservant ses déchets sous peine de disqualification en cas de non-respect des consignes.

Le niveau global des participants était très élevé avec la présence des meilleurs cyclosportifs français, de nombreux coureurs de la région et de Yoann Bagot, professionnel de l’équipe  Vital Concept-B&B hôtels, venu en voisin.

Après une semaine marquée par de fortes rafales de vent en Provence, ce Raid des Alpilles s’est déroulé dans une atmosphère calme sous un ciel un peu couvert qui a laissé place au soleil en fin de matinée pour le plaisir de tous.

Le parcours vallonné de 119 kilomètres et 1250 mètres de dénivelé, idéal à cette époque de l’année, permettait de découvrir les plus beaux aspects du massif des Alpilles au milieu des champs d’oliviers et des amandiers en fleurs dominés par de spectaculaires falaises blanches de calcaire urgonien emblématiques de la région et très appréciées des amateurs d’escalade.

Dès le départ, les trois kilomètres d’ascension du Pas des Plaines (240m) grimpés à bloc ont mis mon organisme à rude épreuve. Après la descente dans le cadre somptueux des Baux de Provence, j’ai réussi à m’insérer dans un groupe d’une trentaine de cyclistes roulant à très bonne allure dans lequel figurait également mon ami Eric Vallade bien connu des habitués de Longchamp. A mi-parcours, une succession de côtes comme le Pas de la Figuière (247m) à proximité du petit village d’Aureille a opéré une nouvelle sélection. J’ai réussi à suivre la tête du groupe et nous avons rattrapé quelques participants pour former un nouveau groupe d’une trentaine de participants. Eric, victime d’un saut de chaîne sur un dos d’âne, a malheureusement dû attendre un autre peloton pour lutter contre le vent.

La suite du parcours ne présentait pas de grosses difficultés et j’ai suivi le groupe sans problème en restant bien à l’abri. Avant l’arrivée, sur une route étroite et un peu dangereuse, je me suis laissé glisser à l’arrière pour éviter tout risque de chute.

A l’avant, un groupe de cinq coureurs emmené par Marc Faure et David de Vecchi  a bouclé le parcours en 2h58 à 39,8 kmh et chez les filles Emilie Rochedy en 3h16 à 36,0km/h

Je termine très satisfait cette belle épreuve de début de saison à la 397ème place en 3h28 à 34,0 km/h de moyenne et 21éme sur 50 de ma nouvelle catégorie 65-69 ans, oui le temps passe, il faut donc en profiter…

Pierre Gadiou

TROPHEE LABEL D’OR 2019

  • LE CALENDRIER DU TLO 2019:
  • 31 Mars: Le Granfondo Nice Côte d’Azur (06)
  • 07 Avril: L’Héraultaise Roger Pingeon (34)
  • 14 Avril: La Corima Drôme Provençale (26)
  • 21 Avril: La Provençale Sainte Victoire (13)
  • 27 Avril: la Bourgogne Cyclo (21)
  • 05 Mai: La Lozérienne (48)
  • 20 Mai: Les Boucles du Verdon (04)
  • 26 Mai: Les Boucles de la Marne (51)
  • 09 Juin: La Périgordine (24)
  • 22 Juin: L’Ardéchoise (07)
  • 29 Juin: L’Ariégeoise (09)
  • 07 Juillet: La Pyrénéenne (65)
  • 07 Juillet: La Marmotte Granfondo Alpes (38)
  • 14 Juillet: La Bouti Cycl Aigoual (30)
  • 11 Août: L’étape Sanfloraine (15)
  • 25 Août: La Louis Pasteur (39)
  • 29 Septembre: Les Bosses de Provence (13)

LA RAYMOND MARTIN ET LA BERNARD THEVENET et le classements des meilleures cyclosportives

Bonjour,
Après deux semaines de repos me revoilà en piste sur la Raymond Martin dans l’Essonne 91 sur un parcours assez roulant qui me convient parfaitement, nous sommes 145 au départ  et Mr Gérard Lacoche qui sera le seul courageux de l’AS MEUDON à m’accompagner,  je suis un peu déçu si peu de monde du club sur une course en ligne si proche de la région Parisienne, c’était juste une parenthèse !!!!.
Départ donné à 11h15 neutralisé jusqu’à la sortie du village où je vois que ça va rouler très vite !!! les coursiers accélèrent et en plus le vent est au rendez vous, c’est pas le moment ni le jour de prendre une bordure. Jusqu’à la côte de Champmotteux où le premier peloton se forme, je serre les dents pour m’accrocher dans les roues jusqu’en haut , mon concurrent n’est pas venu  d’après les collègues de son club, il a abandonné, alors c’est le moment  de marquer des points. c’est parti,  à fond, le parcours est assez plat, quelques belles bosses très connues de tous les coursiers de la région Parisienne où nous bouclons les 95 km en 2h30 avec une bonne moyenne et je garde le maillot du trophée, pour Gérard Lacoche qui boucle cette Raymond Martin en 2h50 et loupe la troisième place du podium;  quel dommage !

la dernière cyclo-sportive la Bernard Thévenet où  j’ai l’honneur de voir ce Mr sur la ligne de départ qui vient nous encourager .

Le parcours est vallonné au départ 132 coureurs, là aussi,  je sens qu’ils vont rouler très vite, Jusqu’à la première bosse où j’ai  failli passer à la trappe ,je réussi à rentrer dans le peloton pour me mettre au chaud jusqu’à la prochaine bosse,  nous longeons le canal pendant 50 km jusqu’à Paray Le Monial et ça roule vite; A 20 km de l’arrivée,  plusieurs coureurs commencent à fatiguer  Sur le faux plat  comme par hasard nous retrouvons les quatre maillots de leader,  ensemble nous finissons jusqu’à la ligne d’arrivée où je boucle cette dernière course en 2h 56 avec une moyenne honorable de 36 km/h . Au final,  je remporte ce Trophée  Passion avec un total de 194 points.

Un petit commentaire sur toutes les cyclos-sportives Trophée Passion  parcourues du mois d’ Avril jusqu’en Septembre 2018,des cyclos plus où moins difficiles mais accessibles à tout le monde ,cela m’a permis de voir différentes régions de France où je ne serais peut-être jamais allé ou même arrêté,de faire des rencontres ,de découvrir des parcours nouveaux ce qui change de la Vallée de Chevreuse et de courses en circuit qui finissent par nous lasser ,je conseille à beaucoup de personnes du club de faire de même mais il faut le vouloir ?????

Les différentes cyclos-sportives  :

La Blé D’or : bien connue de tout le monde, pas trop loin de la région Parisienne, parcours sans aucunes difficultés mais qui roule très vite .

La Monmond (Loir Et Cher): Départ du village de CONTRE parcours vallonné sans trop de difficultés notables, on longe les bords de Loire,  prenons les petites routes de campagne, pas très loin de la région Parisienne. 2h30 de la ville de Meudon

La Jean Luc Felix (AIN): Départ du village de Perrex sur des petites routes Vallonnées non loin de Bourg En Bresse sans de difficultés majeures en ce qui concerne le logement camping municipal de Vonnas pas trop loin et pas cher 3 h de route de Meudon

L’Etape Sansfloraine (Cantal )  :Départ de la ville de Saint- Flour très beau parcours et très belle ville,  difficultés rencontrées  2000 Mètres de dénivelé sur 110 km.  logement hôtel dans la ville et autres, 4 h 30 de route de  Meudon .

La Jean François Bernard  (Nièvre)  Départ de la ville de Corbigny parcours très vallonné et intéressant,  pas de gros pourcentage, passage dans la forêt et autour des lacs du Morvan , le logement hôtel en plein centre  et au pied du départ bon rapport qualité prix environ 2h30 de route de   Meudon .

La louis Pasteur (JURA) Départ de la ville de DOLE parcours vallonné aucunes difficultés ,passage dans la ville d’ARBOIS et la forêt avec des lignes droites bien vallonnées et une bonne bosse à 10 km de l’arrivée. le logement à l’hôtel campanile à proximité ,environ 3h30 de route.

le classement des plus belles cyclo-sportives du Trophée  Passion .

1: L Étape Sanfloraine  2: La Louis Pasteur 3: La Bernard Thévenet                         4: La Jean François Bernard    5 La Monmond  6 La Raymond Martin                         7 : la Blé D’Or 8 : La Jean Luc Felix .                                                                                               L’ année prochaine deux petites nouvelles qui font leurs apparitions La Volvic et une autre du coté du Mont Saint Michel .

Fourmi Bernard

LA LOUIS PASTEUR (DOLE ) JURA

Bonjour

Et oui me voilà de nouveau cette fois dans le JURA (39100) pour ma sixième participation à Dole sur un circuit vallonné de 110 km avec 1200 mètres de dénivelé.
Ligne de départ premier sas avec mon prétendant au maillot du trophée qu’il a sur les épaules « rouge pétant » je ne peux pas le manquer durant tout le parcours ,problème moi je suis seul ? mais l’AS MEUDON n’a pas dit son dernier mot, départ neutralisé pendant 1,5 km après je crois que vous savez la suite plein gaz jusqu’à la ville d’ARBOIS où là se trouve la première bosse ici se forme les premiers pelotons et moi je suis entre les deux. j essaie de rentrer dans le premier mais ça roule trop fort je préfère me relever pour attendre le second peloton et pas me fatiguer. j’avais presque lâché mon concurrent direct mais nous allons faire un bout de chemin ensemble jusqu’au final où va se présenter une nouvelle bosse à 15 km avant le ligne d’arrivée ,pour finir le tout nous sommes bloqués par le passage d’un train et ça repart à vitesse grand V sur des routes bien vallonnées, nous arrivons à cette bosse tant redoutée que je craignais,il commence à me lâcher,c’était trop beau pour que ça dure mais je ne vais pas me laisser faire.Tout à droite 52/11 c’est reparti « coucou c’est moi » je reprends le dessus dans la descente, encore 10 km un petit gel pour le final je pense que je lui réserve une petite surprise, encore deux virages 500 m et je pars en le laissant sur place et lui reprenant le maillot de leader. Maintenant 15 jours de repos cela fait trois semaines de courses pas les moindres.
les prochaines sont à ONCY SUR ECOLE 91 (La RAYMOND MARTIN) et à CHAROLLES 71120 (La BERNARD THEVENET)

RIDERMAN 2018

J’ai participé au RiderMan à Bad Dürrheim dans le sud de la Forêt-Noire du 21 au 23 septembre 2018. C’est décidément mon année Forêt-Noire, mais cette fois-ci je me suis retrouvé dans le sud du massif qui est très apprécié par les skieurs de fond et où plusieurs cyclistes professionnels allemands ont choisi leur domicile. Bad Dürrheim est une ville de 13 000 habitants dans le district de Fribourg et connue comme station thermale. L’autre fait marquant est que le sponsor principal n’est pas un producteur d’eau minérale comme au Nordschwarzwald-Radmarathon, mais la brasserie locale Rothaus. C’est mieux quand même pour la récupération. 😊 (Je vous rassure, pas de bière aux ravitos).
Le RiderMan est l’avant-dernière épreuve d’une série de neuf courses du trophée national German Cycling Cup. Le niveau est très élevé, limite semi-pro, mais les épreuves sont ouvertes aux cyclistes du dimanche. Elles se déroulent dans des conditions de pro avec des routes exclusivement réservées aux cyclistes et interdites à la circulation dans les deux sens pendant les courses. L’organisation a été impeccable pendant les 3 jours. L’ASO n’aurait pas fait mieux, mais plus cher. La particularité du RiderMan est le fait qu’il s’agit de la seule épreuve à étapes du trophée, dont un contre-la-montre individuel en ouverture. Au total, il y a eu près de 700 participants chez les hommes et une petite centaine chez les femmes, tous répartis en différentes catégories d’âge.

Étape 1, vendredi, contre-la-montre, distance 16 km, dénivelé 200 m
Le parcours consistait en un aller-retour de 16 km avec deux bosses pour un dénivelé de 200 m. Après avoir récupéré mon dossard vers midi, je suis retourné au parking afin d’installer la plaque de cadre, le dossard et les petits autocollants sur le casque permettant de m’identifier. Quand je regardais autour de moi, il y avait de quoi avoir le vertige entre le matériel spécifique de contre-la-montre et les nombreux coureurs qui s’échauffaient sur leurs home-trainers. Le départ de l’épreuve était fixé à 14 h 10 et le mien à 14 h 54 et 45 secondes précises, les départs étant espacés de 15 secondes. Il me restait donc assez de temps pour un tour de reconnaissance. J’ai pédalé ensuite encore un peu sur le parking avant de me présenter au départ 10 minutes avant mon heure de départ conformément au règlement. Je suis ensuite monté dans la cabine de départ où se trouvait la rampe de lancement pour partir à la seconde près comme prévu (sans me casser la figure, pas évident quand on n’a pas l’habitude). L’objectif que je m’étais fixé – après celui de descendre la rampe sans tomber – était de boucler le parcours en moins de 30 minutes. Le début du parcours était une longue ligne droite légèrement descendante qui m’a servi pour prendre mon élan. Elle était suivie d’un virage serré à gauche suivi d’une autre ligne droite légèrement montante avant d’attaquer la première difficulté du parcours, une cote de 1,5 km à 2,8 % de moyenne avec une pente maxi de 9 %. Dans la cote, je me suis fait doubler par un avion, mais je commençais aussi à doubler. En haut de la bosse, j’ai aperçu droit devant moi un mur gris foncé et des éclairs. Je me dirigeais vers un véritable déluge qui transformait la route en une pataugeoire avec des rafales en prime. J’ai roulé prudemment sur la deuxième partie de l’aller, en particulier dans le rond-point et au niveau de l’arrêt de bus qui servait de point de demi-tour. Entre les deux se trouvait une deuxième bosse pas trop dure, mais pénible au retour avec le vent de face. Sur la partie plate entre les bosses, je me suis rendu compte que seuls un avion et puis une fusée au retour m’avaient doublé, la fusée étant partie environ 4 minutes après moi selon son numéro de dossard. La dernière bosse me faisait mal aux jambes, mais avec la descente rapide en vue, j’ai serré les dents. Heureusement, l’orage n’avait pas franchi cette bosse et j’ai pu faire la descente à fond. Après le virage serré (à droite cette fois-ci), je me suis engagé sur les 500 derniers mètres. Lorsque j’ai vu le chrono à l’approche de la ligne d’arrivée, j’ai relancé avec tout ce qui me restait pour finalement boucler les 16 km et les 200 m de dénivelé en 27 minutes et 40 secondes, soit une moyenne de 34,7 km/h, à plus de 7 minutes du vainqueur de l’étape. Compte tenu des conditions de course, j’ai été super content. Malheureusement, je ne pouvais pas me mesurer avec Fabian Cancellara comme espéré. Il a déclaré forfait à cause d’une fracture du pied pas suffisamment guérie. Spartacus est venu malgré tout pour assister au spectacle et il a été dignement remplacé sur la route par le champion d’Europe en titre de poursuite individuelle sur piste, Domenic Weinstein, natif de Bad Dürrheim de surcroit.

Étape 2, samedi, course en ligne, distance 110 km, dénivelé 1630 m
L’heure de départ de la deuxième étape était fixée à 12 h 20. Une très bonne idée étant donné qu’il faisait assez frais et humide le matin. En revanche, à l’heure du départ, un beau soleil brillait sur Bad Dürrheim. Après un départ fictif à travers le centre-ville, les choses sérieuses commençaient au bout de 1,5 km et encore 1 km plus tard, je me suis retrouvé dans la première difficulté sous forme d’une double bosse qui faisait en sorte que les groupes se sont formés rapidement en fonction du niveau de performance de chacun. La première difficulté répertoriée était une ascension de 2,5 km avec une pente moyenne de 5,8 % et un pic à 18 %. Comme d’habitude lorsque je roule en Allemagne, il y a bien des roues à prendre sur le plat. Il suffit juste d’en trouver une dans laquelle j’arrive à tenir bon ce qui est plus compliqué. Après quelques kilomètres de plat arrivait donc la deuxième difficulté répertoriée, une bosse de 2,4 km avec une pente moyenne de 6,5 % et une pente maxi de 14 %. En haut de cette bosse à 872 m d’altitude se situait le premier ravitaillement. Comme d’habitude, j’avais emmené de quoi tenir l’étape en autonomie, mais ce n’était pas nécessaire du tout. Les zones de ravitaillement s’étiraient sur environ 500 m avec une vingtaine de personnes qui tenaient des bidons remplis de différentes boissons de sorte à pouvoir les prendre sans s’arrêter. À la fin de chaque zone, on pouvait se débarrasser des bidons en trop en les jetant. Après une descente rapide suivie d’un long passage vallonné où les petites bosses et les grosses accélérations se suivaient à tour de rôle, je suis arrivé au pied de la troisième difficulté répertoriée, une ascension de 3,3 km avec une pente moyenne de 3,5 % et une pente maxi de 10 %. Celle-ci nous menait au point culminant de l’étape à 902 m d’altitude où se trouvait le deuxième ravitaillement. Les bosses et les grosses accélérations continuaient après la descente jusqu’au km 102, où un passage à 13 % nous attendait juste avant l’arrivée. Sur les derniers kilomètres, nous avons emprunté la partie retour du contre-la-montre de la veille avec une fin d’étape à fond les manettes. J’ai fini cette étape au bout de 3 : 41 : 16 h, soit une moyenne de 29,8 km/h. Au niveau du classement général, je me suis retrouvé aux alentours de la 440e place.

Étape 3, dimanche, course en ligne, distance 87 km, dénivelé 1050 m
Le départ de la troisième et dernière étape était donné à 10 h 20 sous une pluie battante. À la surprise de tous, nous avons eu le plaisir de partager cette étape avec Simon Geschke et Johannes Fröhlinger (Team Sunweb) qui sont venus s’inscrire spontanément en voisins malgré la pluie. Les deux disaient avant le départ qu’ils n’étaient pas venus pour gagner la course, mais pour épauler ceux qui roulaient pour le classement général. J’aurais accepté volontiers, mais me retrouvant dans le dernier sas, j’étais un peu loin ☹. Nous sommes donc partis sous la pluie en traversant le centre-ville comme la veille avant d’attaquer les premières bosses. Cette fois-ci, j’ai pris le départ avec juste un petit bidon sachant qu’il y aurait trois zones de ravitaillement sur le parcours. La première véritable difficulté s’est présentée au bout de 25 km avec une pente maxi de 7 %. La pluie avait cessé entre temps pour laisser sa place à un début de tempête qui allait faire des ravages dans la région dans l’après-midi. La descente qui suivait était très longue avec beaucoup de virages et désagréable à effectuer, comme des parties de la route étaient encore trempées et d’autres avaient déjà séché. C’était l’occasion de tester mes freins à disque dans des conditions difficiles. Pendant le deuxième tiers de l’étape, nous ne sommes jamais descendus au-dessous de 700 m d’altitude avec des montées et des descentes plutôt courtes, mais malgré tout quelques passages à 15 % et plus. L’ascension la plus longue nous attendait à 13 km de l’arrivée. J’ai eu beaucoup de mal, car j’avais passé plusieurs kilomètres seul dans le vent ou plutôt dans le début de tempête. Juste avant le sommet, j’ai été rattrapé par un groupe de coureurs plus frais que moi. C’était des cyclistes locaux qui étaient juste venus faire la troisième étape qui était également proposée comme une cyclosportive classique. J’ai réussi à prendre les roues et surtout à ne plus les lâcher jusqu’à l’arrivée tout comme deux Néerlandais. Après une belle descente à plus de 70 km/h qui s’arrêtait brutalement par un virage serré avant toujours la même ligne droite des 500 derniers mètres. Sachant que les deux Néerlandais ne devaient pas être loin au classement général, j’ai réaccéléré tout de suite à la sortie du virage pour rester devant jusqu’à la ligne d’arrivée (pour une fois). J’ai bouclé donc cette dernière étape en 2 : 57 : 17, soit une moyenne de 29,4 km/h. J’ai appris plus tard que mes compatriotes Geschke et Fröhlinger avait finalement opté pour une balade de santé en arrivant juste 5 minutes avant moi. Si j’avais su, …

Résumé
Je finis donc mon premier Riderman en 7 : 06 : 15 h à la 411e place toutes catégories confondues et à la 62e place dans ma catégorie d’âge sachant que le vainqueur du classement général a bouclé les trois étapes en 5 : 20 : 20 h. Ça me dirait bien de revenir l’année prochaine pour la vingtième édition.

Mention spéciale
Quant à l’hébergement, j’avais trouvé une petite auberge rurale dont le patron était très bavard. Quand il a appris pour quelle raison j’étais venu dans la région, il s’est mis à me préparer des petits déjeuners du tonnerre avec des œufs brouillés à la chef. Le soir, il attendait avec impatience mes comptes-rendus autour d’une bière.