LA LOUIS PASTEUR (DOLE ) JURA

Bonjour

Et oui me voilà de nouveau cette fois dans le JURA (39100) pour ma sixième participation à Dole sur un circuit vallonné de 110 km avec 1200 mètres de dénivelé.
Ligne de départ premier sas avec mon prétendant au maillot du trophée qu’il a sur les épaules « rouge pétant » je ne peux pas le manquer durant tout le parcours ,problème moi je suis seul ? mais l’AS MEUDON n’a pas dit son dernier mot, départ neutralisé pendant 1,5 km après je crois que vous savez la suite plein gaz jusqu’à la ville d’ARBOIS où là se trouve la première bosse ici se forme les premiers pelotons et moi je suis entre les deux. j essaie de rentrer dans le premier mais ça roule trop fort je préfère me relever pour attendre le second peloton et pas me fatiguer. j’avais presque lâché mon concurrent direct mais nous allons faire un bout de chemin ensemble jusqu’au final où va se présenter une nouvelle bosse à 15 km avant le ligne d’arrivée ,pour finir le tout nous sommes bloqués par le passage d’un train et ça repart à vitesse grand V sur des routes bien vallonnées, nous arrivons à cette bosse tant redoutée que je craignais,il commence à me lâcher,c’était trop beau pour que ça dure mais je ne vais pas me laisser faire.Tout à droite 52/11 c’est reparti « coucou c’est moi » je reprends le dessus dans la descente, encore 10 km un petit gel pour le final je pense que je lui réserve une petite surprise, encore deux virages 500 m et je pars en le laissant sur place et lui reprenant le maillot de leader. Maintenant 15 jours de repos cela fait trois semaines de courses pas les moindres.
les prochaines sont à ONCY SUR ECOLE 91 (La RAYMOND MARTIN) et à CHAROLLES 71120 (La BERNARD THEVENET)

RIDERMAN 2018

J’ai participé au RiderMan à Bad Dürrheim dans le sud de la Forêt-Noire du 21 au 23 septembre 2018. C’est décidément mon année Forêt-Noire, mais cette fois-ci je me suis retrouvé dans le sud du massif qui est très apprécié par les skieurs de fond et où plusieurs cyclistes professionnels allemands ont choisi leur domicile. Bad Dürrheim est une ville de 13 000 habitants dans le district de Fribourg et connue comme station thermale. L’autre fait marquant est que le sponsor principal n’est pas un producteur d’eau minérale comme au Nordschwarzwald-Radmarathon, mais la brasserie locale Rothaus. C’est mieux quand même pour la récupération. 😊 (Je vous rassure, pas de bière aux ravitos).
Le RiderMan est l’avant-dernière épreuve d’une série de neuf courses du trophée national German Cycling Cup. Le niveau est très élevé, limite semi-pro, mais les épreuves sont ouvertes aux cyclistes du dimanche. Elles se déroulent dans des conditions de pro avec des routes exclusivement réservées aux cyclistes et interdites à la circulation dans les deux sens pendant les courses. L’organisation a été impeccable pendant les 3 jours. L’ASO n’aurait pas fait mieux, mais plus cher. La particularité du RiderMan est le fait qu’il s’agit de la seule épreuve à étapes du trophée, dont un contre-la-montre individuel en ouverture. Au total, il y a eu près de 700 participants chez les hommes et une petite centaine chez les femmes, tous répartis en différentes catégories d’âge.

Étape 1, vendredi, contre-la-montre, distance 16 km, dénivelé 200 m
Le parcours consistait en un aller-retour de 16 km avec deux bosses pour un dénivelé de 200 m. Après avoir récupéré mon dossard vers midi, je suis retourné au parking afin d’installer la plaque de cadre, le dossard et les petits autocollants sur le casque permettant de m’identifier. Quand je regardais autour de moi, il y avait de quoi avoir le vertige entre le matériel spécifique de contre-la-montre et les nombreux coureurs qui s’échauffaient sur leurs home-trainers. Le départ de l’épreuve était fixé à 14 h 10 et le mien à 14 h 54 et 45 secondes précises, les départs étant espacés de 15 secondes. Il me restait donc assez de temps pour un tour de reconnaissance. J’ai pédalé ensuite encore un peu sur le parking avant de me présenter au départ 10 minutes avant mon heure de départ conformément au règlement. Je suis ensuite monté dans la cabine de départ où se trouvait la rampe de lancement pour partir à la seconde près comme prévu (sans me casser la figure, pas évident quand on n’a pas l’habitude). L’objectif que je m’étais fixé – après celui de descendre la rampe sans tomber – était de boucler le parcours en moins de 30 minutes. Le début du parcours était une longue ligne droite légèrement descendante qui m’a servi pour prendre mon élan. Elle était suivie d’un virage serré à gauche suivi d’une autre ligne droite légèrement montante avant d’attaquer la première difficulté du parcours, une cote de 1,5 km à 2,8 % de moyenne avec une pente maxi de 9 %. Dans la cote, je me suis fait doubler par un avion, mais je commençais aussi à doubler. En haut de la bosse, j’ai aperçu droit devant moi un mur gris foncé et des éclairs. Je me dirigeais vers un véritable déluge qui transformait la route en une pataugeoire avec des rafales en prime. J’ai roulé prudemment sur la deuxième partie de l’aller, en particulier dans le rond-point et au niveau de l’arrêt de bus qui servait de point de demi-tour. Entre les deux se trouvait une deuxième bosse pas trop dure, mais pénible au retour avec le vent de face. Sur la partie plate entre les bosses, je me suis rendu compte que seuls un avion et puis une fusée au retour m’avaient doublé, la fusée étant partie environ 4 minutes après moi selon son numéro de dossard. La dernière bosse me faisait mal aux jambes, mais avec la descente rapide en vue, j’ai serré les dents. Heureusement, l’orage n’avait pas franchi cette bosse et j’ai pu faire la descente à fond. Après le virage serré (à droite cette fois-ci), je me suis engagé sur les 500 derniers mètres. Lorsque j’ai vu le chrono à l’approche de la ligne d’arrivée, j’ai relancé avec tout ce qui me restait pour finalement boucler les 16 km et les 200 m de dénivelé en 27 minutes et 40 secondes, soit une moyenne de 34,7 km/h, à plus de 7 minutes du vainqueur de l’étape. Compte tenu des conditions de course, j’ai été super content. Malheureusement, je ne pouvais pas me mesurer avec Fabian Cancellara comme espéré. Il a déclaré forfait à cause d’une fracture du pied pas suffisamment guérie. Spartacus est venu malgré tout pour assister au spectacle et il a été dignement remplacé sur la route par le champion d’Europe en titre de poursuite individuelle sur piste, Domenic Weinstein, natif de Bad Dürrheim de surcroit.

Étape 2, samedi, course en ligne, distance 110 km, dénivelé 1630 m
L’heure de départ de la deuxième étape était fixée à 12 h 20. Une très bonne idée étant donné qu’il faisait assez frais et humide le matin. En revanche, à l’heure du départ, un beau soleil brillait sur Bad Dürrheim. Après un départ fictif à travers le centre-ville, les choses sérieuses commençaient au bout de 1,5 km et encore 1 km plus tard, je me suis retrouvé dans la première difficulté sous forme d’une double bosse qui faisait en sorte que les groupes se sont formés rapidement en fonction du niveau de performance de chacun. La première difficulté répertoriée était une ascension de 2,5 km avec une pente moyenne de 5,8 % et un pic à 18 %. Comme d’habitude lorsque je roule en Allemagne, il y a bien des roues à prendre sur le plat. Il suffit juste d’en trouver une dans laquelle j’arrive à tenir bon ce qui est plus compliqué. Après quelques kilomètres de plat arrivait donc la deuxième difficulté répertoriée, une bosse de 2,4 km avec une pente moyenne de 6,5 % et une pente maxi de 14 %. En haut de cette bosse à 872 m d’altitude se situait le premier ravitaillement. Comme d’habitude, j’avais emmené de quoi tenir l’étape en autonomie, mais ce n’était pas nécessaire du tout. Les zones de ravitaillement s’étiraient sur environ 500 m avec une vingtaine de personnes qui tenaient des bidons remplis de différentes boissons de sorte à pouvoir les prendre sans s’arrêter. À la fin de chaque zone, on pouvait se débarrasser des bidons en trop en les jetant. Après une descente rapide suivie d’un long passage vallonné où les petites bosses et les grosses accélérations se suivaient à tour de rôle, je suis arrivé au pied de la troisième difficulté répertoriée, une ascension de 3,3 km avec une pente moyenne de 3,5 % et une pente maxi de 10 %. Celle-ci nous menait au point culminant de l’étape à 902 m d’altitude où se trouvait le deuxième ravitaillement. Les bosses et les grosses accélérations continuaient après la descente jusqu’au km 102, où un passage à 13 % nous attendait juste avant l’arrivée. Sur les derniers kilomètres, nous avons emprunté la partie retour du contre-la-montre de la veille avec une fin d’étape à fond les manettes. J’ai fini cette étape au bout de 3 : 41 : 16 h, soit une moyenne de 29,8 km/h. Au niveau du classement général, je me suis retrouvé aux alentours de la 440e place.

Étape 3, dimanche, course en ligne, distance 87 km, dénivelé 1050 m
Le départ de la troisième et dernière étape était donné à 10 h 20 sous une pluie battante. À la surprise de tous, nous avons eu le plaisir de partager cette étape avec Simon Geschke et Johannes Fröhlinger (Team Sunweb) qui sont venus s’inscrire spontanément en voisins malgré la pluie. Les deux disaient avant le départ qu’ils n’étaient pas venus pour gagner la course, mais pour épauler ceux qui roulaient pour le classement général. J’aurais accepté volontiers, mais me retrouvant dans le dernier sas, j’étais un peu loin ☹. Nous sommes donc partis sous la pluie en traversant le centre-ville comme la veille avant d’attaquer les premières bosses. Cette fois-ci, j’ai pris le départ avec juste un petit bidon sachant qu’il y aurait trois zones de ravitaillement sur le parcours. La première véritable difficulté s’est présentée au bout de 25 km avec une pente maxi de 7 %. La pluie avait cessé entre temps pour laisser sa place à un début de tempête qui allait faire des ravages dans la région dans l’après-midi. La descente qui suivait était très longue avec beaucoup de virages et désagréable à effectuer, comme des parties de la route étaient encore trempées et d’autres avaient déjà séché. C’était l’occasion de tester mes freins à disque dans des conditions difficiles. Pendant le deuxième tiers de l’étape, nous ne sommes jamais descendus au-dessous de 700 m d’altitude avec des montées et des descentes plutôt courtes, mais malgré tout quelques passages à 15 % et plus. L’ascension la plus longue nous attendait à 13 km de l’arrivée. J’ai eu beaucoup de mal, car j’avais passé plusieurs kilomètres seul dans le vent ou plutôt dans le début de tempête. Juste avant le sommet, j’ai été rattrapé par un groupe de coureurs plus frais que moi. C’était des cyclistes locaux qui étaient juste venus faire la troisième étape qui était également proposée comme une cyclosportive classique. J’ai réussi à prendre les roues et surtout à ne plus les lâcher jusqu’à l’arrivée tout comme deux Néerlandais. Après une belle descente à plus de 70 km/h qui s’arrêtait brutalement par un virage serré avant toujours la même ligne droite des 500 derniers mètres. Sachant que les deux Néerlandais ne devaient pas être loin au classement général, j’ai réaccéléré tout de suite à la sortie du virage pour rester devant jusqu’à la ligne d’arrivée (pour une fois). J’ai bouclé donc cette dernière étape en 2 : 57 : 17, soit une moyenne de 29,4 km/h. J’ai appris plus tard que mes compatriotes Geschke et Fröhlinger avait finalement opté pour une balade de santé en arrivant juste 5 minutes avant moi. Si j’avais su, …

Résumé
Je finis donc mon premier Riderman en 7 : 06 : 15 h à la 411e place toutes catégories confondues et à la 62e place dans ma catégorie d’âge sachant que le vainqueur du classement général a bouclé les trois étapes en 5 : 20 : 20 h. Ça me dirait bien de revenir l’année prochaine pour la vingtième édition.

Mention spéciale
Quant à l’hébergement, j’avais trouvé une petite auberge rurale dont le patron était très bavard. Quand il a appris pour quelle raison j’étais venu dans la région, il s’est mis à me préparer des petits déjeuners du tonnerre avec des œufs brouillés à la chef. Le soir, il attendait avec impatience mes comptes-rendus autour d’une bière.

 

 

La Jean-François Bernard (Nièvre)

Bonjour,Le Morvan
Après avoir fait une petite visite dans le village du Vézelay qui est magnifique ,là où l’on passe souvent mais où l’on ne s’ arrête jamais mais demain ça repart avec un parcours vallonné de 110 km à travers les grands lacs du MORVAN à Corbigny.
le samedi après-midi après un pique-nique,les deux femmes qui m’accompagnent (Sylvie et Nicole) vont faire un pointage BPF à Château Chinon, parcours de 75 km et moi un petit décrassage de 40 km; il fait assez chaud mais c’est agréable.
Dimanche matin, départ 9h10 sous un soleil radieux avec le maillot du Trophée Passion (rouge)une belle étiquette sur le dos,mes vingt premiers km sont principalement que de la montée, je bascule dans le premier peloton bien calé dans les roues mais la tuile arrive, une crevaison lente, c’est la descente aux enfers,le maillot du trophée qui s’envole !!! je réussis à repartir bien seul où je vais mettre les gaz pour essayer de limiter la casse.J’arrive après 3h35 de lutte ,je me retrouve à égalité avec 118 points « Pour seulement 4 places » je perds le maillot.Au final, très belle course avec un parcours intéressant avec 280 coureurs au départ
Tous les classements se retrouvent sur le site GENIALP.
la prochaine cyclo-sportive à Dole (Jura)

Bernard

Nordschwarzwald Radmarathon

Le dimanche 19 août dernier, j’ai participé à mon premier Nordschwarzwald Radmarathon. Cette épreuve se déroule dans la moitié nord de la Forêt-Noire, comme le nom l’indique en allemand. Le club organisateur est le RV Pfeil Magstadt, un club de tradition créé en 1905 et situé à quelques kilomètres à l’ouest de Stuttgart et au bord du massif de la Forêt-Noire. Le club propose différentes activités comme les courses sur route, le cyclotourisme, le cyclocross avec l’organisation d’une épreuve, l’organisation du Radmarathon, dont c’était la 25e édition cette année, selon le principe des randosportives et aussi le cyclisme artistique avec quatre victoires aux championnats du monde depuis 2001. Le jour du Radmarathon avait également lieu un Rallye proposant 4 distances entre 33 et 157 km. Le marathon était proposé en version standard avec 203 km et 3050 m de dénivelé ainsi qu’en version XL avec 250 km et 4100 m de dénivelé.
À 6 h 45, j’ai franchi la ligne de départ pour la version XL du Radmarathon. Je me suis incrusté rapidement dans un petit groupe de 4 coureurs avec un mini Tony Martin devant qui emmenait tout le groupe à vive allure jusqu’aux premières pentes. Le premier contrôle se situait dans la ville de Bad Teinach après 39 km, plus de 600 m de dénivelé et une moyenne de plus de 29 km/h. Comme les sources de Bad Teinach étaient l’un des deux sponsors principaux de l’épreuve, le choix des boissons aux points de contrôle était énorme. En solide, il y avait systématiquement des sandwichs au fromage et à la charcuterie, toutes sortes de gâteaux marbrés, des barres énergisantes et des fruits.
Après le cachet obligatoire et un ravitaillement rapide, j’ai repris la route avec le même groupe, mais déjà décimé à trois, voire à deux plus tard. La deuxième étape nous a fait rentrer dans le vif du sujet avec quelques pentes pas encore très raides, mais déjà relativement longues. La température commençait à monter aussi et approchait les 20 °C. Le deuxième contrôle était à Dobel au km 84. La moyenne avait chuté et les mètres de dénivelé s’étaient accumulés. Juste après le contrôle se situait l’entrée de la boucle XL que j’ai atteinte avec près d’une heure d’avance par rapport au délai limite.
La troisième étape a été sans aucun doute la plus dure avec dès le début une côte assez dure sur environ 3 km suivie de la difficulté du jour, l’ascension de Kaltenbronn d’environ 12 km avec un passage d’environ 6 km ou la pente atteignait fréquemment les 15 %. La température était également au rendez-vous avec 33 °C. Le contrôle n° 3 se trouvait peu après le sommet de cette ascension au km 127 à 933 m d’altitude, le point culminant de l’épreuve.
Au début de la quatrième étape, nous avons donc commencé par une grosse descente rapide suivie de montées et de descentes tout au long de l’étape jusqu’au retour à Bad Teinach au km 177 et environ 3000 m de dénivelé parcourus.
Un peu entamé par la fatigue, j’ai attaqué l’étape suivante de seulement 33 km, mais avec 750 m de dénivelé. Le petit plateau a beaucoup servi avant d’arriver au dernier contrôle de Huchenfelden au km 210 à la sortie du massif.
J’ai attaqué les 40 derniers kilomètres avec le dernier rescapé de mon groupe. Comme les 20 premiers km de cette dernière étape étaient très roulants, j’ai appuyé un peu trop. Une petite erreur qui m’a rattrapé dans les trois dernières bosses juste avant d’arriver à Magstadt. J’ai malgré tout fini par franchir la ligne d’arrivée au bout de 10 heures et demie, soit une moyenne de 23,8 km/h.
Content de ma journée, mon compagnon de route et moi avons arrosé celle-ci à l’arrivée avec un breuvage local réputé pour ses capacités réparatrices.

Michael

L’ETAPE SANFLORAINE (CANTAL)

Bonsoir
Après un petit repos de quelques semaines sans cyclo-sportive, la reprise se fait dans le CANTAL exactement à Saint-Flour.
Après avoir dormi une nuit dans l’hôtel où nous avons une bonne surprise,avec nous l’ancien vainqueur du tour de France ,j’ai nommé « Bernard Hinault » un personnage simple et agréable.
le dimanche matin 9h, départ pour le parcours de 110 km (les Gorges de la Truyère) où nous sommes environ 400 ,un parcours très très vallonné voir un peu trop pour moi ,le départ est donné évidemment tout le monde part à pleine vitesse ,mais ceci est un détail, pour me réconforter les paysages qui sont magnifiques et dans les villages c’est la fête.Après quelques heures sur le vélo la fatigue commence à se faire sentir ,il reste 20 km avec plusieurs montées, ils vont être difficiles pas le temps de récupérer.
Au final, je finis 45 iéme de ma catégorie en plus de 4h un résultat moyen. Prochaine étape, la Jean François Bernard (à Corbigny dans le Morvan)

Bernard Fourmi

Remerciements

Suite aux nombreux dons spontanés de membres du club, Vincent et sa famille vous remercient. Voici le message reçu de Vincent ce matin:

Merci pour cette magnifique surprise, cela nous aidera à reconstruire notre maison. Je m attendais pas à un tel geste de votre part.
Concernant notre situation, le temps passe mais il y a 
très peu d avancement, il a fallu attendre la semaine dernière pour que la boite d assèchement commence les travaux soit  2 mois après. Par travaux j entend, démolition, la reconstruction ne commencera pas avant octobre et une réintégration en Février au mieux.
La semaine dernière  l expert a diminué de moitié son estimation de dédommagement par rapport à sa première visite du coup nous avons pris un expert d assuré. Ca devenait compliqué. 
Nous avons quand même eu la chance dans toutes ses galères d avoir eu une maison pendant la durée des travaux, loué par la mairie. Avec jardin pour mettre une piscine pour les petits, du coup ils vivent la situation assez bien. 
Par contre le vélo est mis de coté depuis l Etape du Tour. L’ envie n y est plus trop et de toute façon il y a bcp de chose à faire plus importantes.
Encore merci à vous, et j espères venir rouler un peu avec vous fin aout, avec une condition physique surement pas au top. 
Vincent

LA JEAN LUC FELIX ( L’AIN 01) 24/06/2018

Petite cyclo sportive qui fut bien sympa sous un merveilleux soleil dans ce département que je ne connaissais pas et qui est  proche de la région parisienne, de plus, assez facile d’accès afin de passer un petit week-end .

Les différents parcours  de 150 km et 90 km proposés sont sans trop de difficultés (vallonnés) pas de gros pourcentages  à l’horizon .

Je me lance sur le petit parcours un départ neutralisé pendant 10 km ,alors imaginez la suite des  80 km ,mais les jambes sont là aujourd’hui je me trouve dans le deuxième peloton où nous sommes une bonne quarantaine à quelques minutes du premier .Au fil du temps le peloton s’amincit,les mecs sont de plus en plus nerveux le compteur affiche 80 km reste 10 km,  petite route compliquée car dangereuse où il y a juste le passage d’une voiture, les mecs connaissent bien  le final où il est très difficile de dépasser je n’arrive pas a remonter devant et en plus une voiture arrive à contre- sens quelques coureurs vont dans le talus, encore 5 km ouf ! une petite bosse je parviens à passer une dizaine de coureurs  ,au final 53 au scratch  et 17 de ma catégorie .

La prochaine l’étape sanfloraine (Cantal)

Au final nous avons passé un petit Week-end sympa avec un temps magnifique .

 

 

 

 

 

Une vingtième Etape du Tour pour le plaisir

Après une dizaine d’année de vélo dans ma jeunesse de quatorze à vingt-quatre ans entre 1968 et 1978 avec l’ASPTT Paris, je me suis consacré exclusivement à l’escalade et à l’alpinisme pendant 23 ans. En 2001, à 46 ans et après 22 ans sans vélo, j’ai décidé de m’y remettre à l’occasion de l’Etape du Tour Tarbes Luz-Ardiden qui se déroulait dans mes chères Pyrénées. En février, je me suis acheté un vélo et j’ai découvert  les pédales automatiques et les changements de vitesse au guidon que je ne connaissais pas. J’ai réussi à terminer cette étape qui passait par le col d’Aspin et le col du Tourmalet avant la montée vers Luz-Ardiden avec seulement 1500 km d’entraînement et dans des conditions climatiques difficiles – deux degrés et neige au sommet du Tourmalet – qui avaient entraîné l’abandon de plus du tiers des concurrents. Je n’imaginais pas que ce serait le début d’une longue série. En effet, depuis 2001, j’ai participé à toutes les éditions de l’Etape du Tour y compris les deux années où ASO organisa deux étapes du Tour et cette épreuve a donc pour moi un aspect symbolique.

Cette année, c’était donc ma vingtième participation. Pour fêter cet anniversaire, j’ai cherché avant tout à me faire plaisir en gérant mes efforts sereinement pour profiter du très beau parcours sans objectif de résultat.

12 993 concurrents étaient au départ et je suis parti dans le sas 3.

Vingt-cinq de kilomètres de plat autour du magnifique lac d’Annecy dans une belle lumière matinale nous menaient au pied du petit col de Bluffy avant une descente de trois kilomètres et une dizaine de kilomètres de plat jusqu’à Thônes où commençaient les vrais difficultés avec le col de la Croix Fry (1467 m – 12,8 km à 6,5%). Je connais bien ce col pour l’avoir gravi à plusieurs reprises lors de la Megève – Mont Blanc. J’ai adopté un rythme prudent. Après un début assez roulant,  je n’ai pas été surpris par les trois kilomètres raides au-dessus du village de Manigod avec quelques passages à plus de 10%. J’ai bien profité des belles vues sur le massif des Bornes et le massif des Aravis sans oublier de m’hydrater car le soleil commençait à réchauffer l’atmosphère. Au sommet, j’ai fait un court arrêt pour refaire le plein de mon bidon et manger une barre énergétique avant une longue descente par la Clusaz et  Saint-Jean de Sixt où de nombreux spectateurs nous encourageaient. Dans le défilé des Etroits, la température était très fraîche avant d’arriver au pied de la montée vers le Plateau des Glières présentée comme l’épouvantail de cette étape avec 6 km à 11,2% de moyenne. Cette année, j’ai du mal dans les gros pourcentages et cette ascension que je ne connaissais pas me faisait peur. Elle se déroule principalement en forêt et n’était donc pas trop exposée au soleil. J’ai mis mon 34×32 dès le début et adopté un rythme très prudent pour ne pas me mettre dans le rouge. Habitué aux cols basques réputés pour leur raideur, j’ai finalement trouvé que cette ascension n’était pas aussi redoutable que je le craignais car il y a de nombreux virages et quelques passages moins raides qui permettent de récupérer. Arrivé sur le Plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, la vision de centaines d’emballages jetés sur la route m’a dégoûté. Comment peut-on manquer à ce point de respect dans un lieu aussi symbolique en dépit de tous les panneaux posés par les organisateurs pour demander aux participants de ne pas jeter leurs déchets sur la route. La particularité de cette étape consistait ensuite à emprunter une portion non goudronnée de deux kilomètres jusqu’au col des Glières. Il n’y avait pas de quoi s’en faire une montagne car les gravillons étaient bien nivelés et bien tassés et je n’y ai vu ni chute ni crevaison. Après un nouveau plein des bidons au sommet, j’ai été très prudent dans la descente surtout après avoir vu les secours remonter avec des cordes un cycliste tombé dans le ravin après être passé par-dessus la glissière de sécurité.

Après Thorens-Glières, débutait la montée de sept kilomètres du col des Fleuries (930 m – 5,6 km à 4,5%) assez roulante dans laquelle j’ai cependant veillé à ne pas trop entamer mes forces vu les difficultés restant à franchir. Au sommet, je me suis arrêté pour manger un peu de fromage et quelques fruits et remplir mes bidons sur un ravitaillement privé où j’étais invité par un ami. Après une belle descente et une vingtaine de kilomètres de plat jusqu’à Cluses arrivait le plat de résistance avec la montée du col de Romme (1297m – 8,8 km à 8,9%). Les trois premiers kilomètres à 10,1% de moyenne en plein soleil nous ont mis tout de suite dans l’ambiance avec une température dépassant les 30 degrés. Je supporte mal la grosse chaleur et comme toujours dans ces circonstances, j’ai surveillé mon cardio et j’ai fait deux courts arrêts pour faire redescendre mon rythme cardiaque en dessous de 150. Ce fut la partie la plus dure de cette étape j’ai quand même moins souffert que la semaine précédente sur La Pyrénéenne où la température atteignait 36 degrés dans la montée d’Hautacam.  Une agréable descente de cinq kilomètres nous menait ensuite au Reposoir où j’ai pris le temps de m’arrêter au ravitaillement pour faire une dernière fois le plein des bidons et manger quelques fruits secs avant d’attaquer les derniers kilomètres du col de la Colombière (1618m – 7,5 km à  8,5%) dans un environnement splendide. Je connais bien ce col pour l’avoir grimpé à plusieurs reprises notamment lors de la Megève Mont Blanc ou du brevet cyclomontagnard des Aravis. Un léger vent rendait l’atmosphère plus respirable que dans le col de Romme. J’ai toutefois fait un court arrêt avant les deux derniers kilomètres à 10% de moyennes sur les flancs très exposés au soleil de la chaine du Bargy qui sont éprouvants car on aperçoit sans cesse le sommet tout en ayant l’impression qu’on ne l’atteindra jamais. J’étais ravi en y arrivant et j’ai pris quelques instants pour admirer le beau panorama sur la chaîne des Aravis avant de me lancer dans les douze kilomètres de descente nous menant au Grand-Bornand ou était située la ligne d’arrivée que j’ai franchie en ressentant une grande satisfaction après avoir profité au maximum de ce beau parcours sans trop de souffrance.

Je me classe à la 4398ème place en 8h13 sur 11 734 finishers et 144ème sur 615 dans ma catégorie des 60-64 ans.

J’ai retrouvé Pierre Dick qui termine comme chaque année quasiment dans le même temps que moi – seulement une minute d’écart ! – et nous sommes allés ensemble à la pasta party où j’ai retrouvé également quelques amis pyrénéens. Ensuite, nous avons retrouvé Vincent, Yves, Christian, et Jérôme avec lesquels nous sommes redescendu en vélo jusqu’à Annecy avec plus de 200 km et 4000 mètres de dénivelé dans les jambes, une belle journée de vélo !
Je souhaite refaire cette étape du Tour l’année prochaine mais uniquement si elle se déroule dans mes chères Pyrénées …

Pierre Gadiou

Les Copains 2018 : Chaleur(eux)

J’avais choisi cette cyclo comme mon objectif cyclo de l’année.

J’avais rallongé les heures de selle et le dénivelé depuis quelques semaines, mais pas possible de faire de vrai col auparavant, ce qui apporte toujours un plus.

Coté météo, c’est la canicule avec quasi  20° déjà au départ à 8h du matin et aux alentours de 35° prévus en fin d’épreuve.

Autant dire que je pars léger au niveau vestimentaire, et rempli à ras bord de boisson et barres énergétiques. La veille, j’ai regardé avec attention les points de ravitos et je sais déjà qu’il faudra m’arrêter plusieurs fois pour tenir au niveau liquide, je me prépare à souffrir !

Petit échauffement calibré comme d’habitude, et je me place sur la ligne assez tôt car avec mon dossard 487 je sais que je passerai la ligne près de 2 minutes après le coup de canon légendaire du départ ici à Ambert.

Malgré tout, il y a déjà pas mal de coureurs dans mon SAS, il fallait s’y attendre. Je rencontre Pascal Vanhoutte et on fait un brin de causette en discutant de notre saison avant le départ. Pascal fera le 115km. Je pars pour le 155 qu’on peut résumer à 4 cols, deux principaux d’1h / 1h20 d’ascension pour moi, 2 autres d’une vingtaine de minutes d’après ma dernière venue ici il y a deux ans. En tout, près de 3h de montées, certes avec des pourcentages assez « sympas » autour de 5/6  % de moyenne.

Coup de canon …. ça grimpe dès les premiers kilomètres, donc sélection très rapide. Ça me permet de remonter pas mal de monde sans être freiné. A vrai dire je dépasse des centaines de coureurs. Quelques avions me doublent aussi, mais je reste sérieux et commence déjà à gérer la course, j’en ai pour près de 6h donc pas question de se laisser emballer. L’objectif du début de course ici est de me trouver un groupe qui roule jusqu’au premier gros col. C’est ce qui se passe avec une quinzaine de cyclos. J’y retrouve Philippe Bardet, un ancien du club avec qui j’échange quelques mots dans la vallée.

J’attaque donc avec mon groupe le pied du col du Béal. Ça va un poil trop fort à mon goût. Je laisse faire et me met déjà à un rythme de croisière. Je les récupères quelques centaines de mètres plus loin. A mi- col environ, je profite de pourcentages un peu plus importants pour me porter en tête , augmenter légèrement le rythme et finir le col seul. Premier arrêt liquide en express et je bascule tout de suite dans la descente sans perdre de temps, et surtout pour me mettre dans le rythme. Sur cette cyclo, par temps sec, les descentes ne sont que plaisir. Des voies larges, bon revêtement, pas de voitures, travail des commissaires nickel, je peux « trajecter » à volonté en toute confiance.  Je ne subis pas la descente, quel pied !

En bas, on ré attaque tout de suite le col du Chansert. Petite route étroite cette fois, ombragée. Le pied dans l’effort cette fois. Même exercice pour moi, avec légère accélération dans la partie supérieure. Au sommet grosse ambiance, je ne m’arrête pas au ravito, mais je tape dans les mains des enfants alignés sur le bord de la route qui crient et nous encouragent, un bon moment !

Re-Descente, puis col des Supeyres 14km à 5,2%. Près de 100km réalisés et 3h30 de course, la fatigue commence à se faire sentir. Cette fois, mon rythme est un peu moins élevé et restera le même jusqu’en haut. Pourtant, je dépasse encore pas mal de monde, majoritairement des coureurs des autres parcours. Seul un coureur me dépasse dans cette ascension. Courte descente avant  environ ¼ d’heure de montagnes russes très usantes sur les hauteurs contre le vent, heureusement j’ai pris un bon petit groupe de 5 et ça roule bien. Avant la descente, un dernier ravito express sans oublier de remercier les bénévoles qui ont tous le sourire. Cette fois, dans la descente, je me choppe une habituelle crampe à l’intérieur de la cuisse … pas un de ces muscles qui servent à pédaler, non non, mais souvent crispé dans la descente ça m’arrive …  Je jure sur ma monture, je tente de me détendre et de taper sur ma cuisse…. Ça dure 2 bonnes minutes puis je peux reprendre. Un autre coureur m’a rejoint pendant ma mésaventure et je fais un bout de vallée avec lui. Nous avons en point de mire un groupe d’une dizaine de coureurs, mais l’entente n’est pas cordiale, il ne veut pas vraiment rouler avant le dernier col. On fait quand même l’ascension ensemble. Je tente d’augmenter le rythme, mais je suis en limite. Vers la fin, on double Pascal Vanhoutte que j’encourage à l’approche de la fin de course. Arrive le sommet, mon « compagnon » d’ascension prend un peu d’avance je ne me mets pas dans le rouge en vue de la fin. En effet, je sais qu’il y a une petite surprise dans la dernière descente. Un peu plus loin, je finis par le rattraper avec le coureur qui m’avait dépassé dans les Supeyres. A leur attitude, ils semblent avoir fini leur course, alors je ne me pose pas de question et je les passe en faisant en sorte qu’ils ne prennent pas la roue. La « surprise » arrive … un commissaire au milieu de la chaussée en pleine descente, bifurcation sur la droite pour un petit mur de 600m. J’arrive vite et j’y vais pied dedans en force, je sais que c’est le dernier effort. Ouf, ça passe, je ne cale pas, un coup d’œil dans le rétro, personne, et je bascule cette fois jusqu’à l’arrivée.

Bilan : 5h45 pour 26.9 de moyenne. 63e place au scratch sur 300. Et 6ème de ma catégorie, le podium étant à 15 minutes de mieux (+1,4km/h de moyenne)… pourquoi ne pas s’y frotter un jour avec une bonne préparation. Ce résultat est un de mes meilleurs résultats en cyclo. Avec la chaleur et le peu de dénivelé de cette année, difficile d’espérer mieux. Donc une très bonne journée pour moi et l’envie de refaire une cyclo de montagne très vite !

Laurent Guilmeau