La Gouin 2018 : DANTESQUE

Première course du Trophée Challenge Vélo ce dimanche 4 mars à Mennecy. Météo prévue pourrie, pluie et froid, mais j’en ai vu d’autre alors l’idée de ne pas y aller ne me traverse même pas l’esprit. Mon objectif au départ est de rentrer dans le top100, ce qui serait une bonne perf ici vu le nombre de coursiers qui viennent en début de saison.

Mais voilà, c’est quand même la première fois que j’ai ce type de météo en cyclo, et je fais une grosse boulette vestimentaire …. couvert mais pas assez étanche !

Au départ, c’est déjà mouillé. Je me débrouille pour être bien placé avant le vrai départ qui se fait 2km environ après le fictif. Et c’est parti à donf bien évidemment. Je tiens le coup et reste dans le premier paquet jusqu’à la première cote, bien « au chaud ». Là, la première sélection se fait, un groupe d’une cinquantaine se détache devant, mais je sais que ça va trop vite pour moi et je laisse filer. Je prends un deuxième paquet que je vais garder pendant les premières 2h30.

Ca roule bien, je prends quelques relais, mais au bout d’une heure je suis déjà congelé, transi, mouillé …. un vrai plat « Picard ». Je survis mais je commence à me poser des questions car je suis dans un sale état et il reste de la route.  Dans un reflexe j’essayer de m’alimenter mais impossible d’attraper quoi que ce soit dans mes poches, je ne sens absolument rien au niveau des mains, j’arrive à peine à changer de vitesse. Forcément, je tétanise sérieusement et je saute en haut de l’avant dernière cote. Grand moment de solitude, je me retrouve seul, vent de face, le cauchemar …. je regarde derrière : personne en vue, alors je continue.

Dernière cote, Champcueil, plus rien dans le moteur, je mets pieds à terres dans la pente la plus dure que je n’arrive plus à monter. L’orgueil en prend un sacré coup. Je vois un gros groupe me passer. Puis en haut j’accroche un coureur et je me fixe à sa roue jusqu’à l’arrivée. On ne va pas très vite,  mais je ne peux même pas lui prendre un relai, il va me ramener à l’arrivée. Ouf ! A peine passé la ligne, j’ingurgite 2 thés bouillants. Le retour à la voiture et le déshabillage sont des calvaires. Je mettrai 2 bonnes heures avant d’arrêter de grelotter et malgré le repas chaud servi à l’arrivée. Je m’en souviendrai de celle là.

Pour conclure, excellente organisation comme d’habitude, excellents signalements à tous les croisements. Et le repas à l’arrivée bien aussi, spécialités belges cette année ! Frites et fricadelle + bière, c’est bon au moins pour le moral !!

Rendez vous pour la 2e étapes du Challenge le 7 avril, La Morvandelle. Je brûle un cierge pour un peu de soleil …

 

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